Eurosport

Milan-Sanremo : Dix sprinteurs passés au crible

Dix sprinteurs passés au crible avant la Primavera
Par AFP

Le 17/03/2017 à 00:22

MILAN-SANREMO - Souvent favorable aux sprinteurs, Milan-Sanremo suscite les fantasmes des plus rapides du peloton qui rêvent d'en découdre samedi, sur la mythique Via Roma où est jugée l'arrivée de la première grande classique de la saison.

Peter Sagan (SVK, 27 ans, Bora): l'épouvantail de la course. Le champion du monde en titre affiche une forme resplendissante. Pour preuve, ses deux succès d'étape dans Tirreno-Adriatico. Souvent placé mais jamais gagnant à Sanremo, où il a cumulé les accessits mais n'est monté curieusement qu'une seule fois sur le podium (12e en 2016, 4e en 2015, 10e en 2014, 2e en 2013, 4e en 2012, 17e en 2011).

John Degenkolb (GER, 28 ans, Trek): à l'opposé de Sagan tourné vers l'Italie, il a préparé le rendez-vous dans Paris-Nice. Sans gagner mais en se plaçant dans les sprints. Comme en 2015, quand il avait été le plus rapide sur la Via Roma. Après la parenthèse de 2016, une absence due à un accident de la circulation, le revoilà et ambitieux avec l'appui de précieux coéquipiers (Felline, Stuyven).

John Degenkolb

John DegenkolbEurosport

Fernando Gaviria (COL, 22 ans, Quick Step): sa chute à l'entame du sprint a occulté ses débuts tonitruants l'an passé (79e). La Cipressa et le Poggio avalés, il avait même fait figure de vainqueur jusqu'aux 500 mètres. Conforté par son succès d'étape lundi dans Tirreno-Adriatico, entouré par une équipe de première force (Alaphilippe, Boonen, Gilbert), le missile colombien s'apprête cette fois à viser juste.

Arnaud Démare (FRA, 25 ans, FDJ): le tenant du titre. Les indicateurs semblent être au vert. Son début de saison (3 succès) a été limpide, à l'exemple de son coup de force dans la première étape de Paris-Nice. Après le temps de l'apprentissage à Sanremo (129e en 2013, 34e en 2014, 127e en 2015), il a enclenché l'an passé la vitesse supérieure. Peut-il renouveler pareille performance ?

Arnaud Demare lors de l'Etoile de Bessèges  - 2017

Arnaud Demare lors de l'Etoile de Bessèges - 2017AFP

Alexander Kristoff (NOR, 29 ans Katusha): lui aussi a déjà gagné sur la Riviera. Depuis son succès de 2014, le solide Norvégien s'est présenté à chaque fois pour la victoire mais sans connaître la même réussite dans le sprint (2e en 2015, 6e en 2016). S'il a abandonné Paris-Nice dimanche au matin de la dernière étape, il a déjà scoré à quatre reprises depuis le début de saison.

Nacer Bouhanni (FRA, 26 ans, Cofidis): après son abandon dans Paris-Nice, le Français s'est rassuré à temps. Il a enlevé son premier bouquet de l'année, mercredi, en Belgique (Nokere). Compétitif lors de ses deux premières participations 6e en 2015, 4e en 2016 suite à un problème de dérailleur dans le sprint), il s'est convaincu de ses chances à Sanremo. Il a pour lui sa vitesse et sa réactivité. Mais attention à deux écueils, la distance et la fébrilité.

Nacer Bouhanni - Nokere Koerse

Nacer Bouhanni - Nokere KoerseAFP

Elia Viviani (ITA, 28 ans, Sky): le champion olympique de l'omnium aux JO de Rio porte avec Sacha Modolo et Sonny Colbrelli l'essentiel des espoirs italiens. Saura-t-il cette fois accompagner les meilleurs au contraire des années précédentes (108e en 2012 et 2013, 84e en 2016) ? Dans cette hypothèse, il conviendrait de se méfier de lui malgré son absence de victoires en 2017 (5 deuxièmes places).

Michael Matthews (AUS, 26 ans, Sunweb): sa première course de la saison, Paris-Nice, s'est apparentée à une probante montée en régime. L'Australien, vrai puncheur, mise sur une course usante et/ou explosive pour accroître ses chances en cas de sprint final. Il est dénué de complexes dans une course qu'il peine, cependant, à maîtriser (78e en 2014, 3e en 2015, 59e en 2016).

Michael Matthews lève les bras au ciel après sa victoire dans la 10e étape du Tour

Michael Matthews lève les bras au ciel après sa victoire dans la 10e étape du TourAFP

Mark Cavendish (GBR, 31 ans, Dimension Data): depuis ses débuts triomphants en 2009, à l'âge de 23 ans, le "Cav" a souvent calé dans la "classicissima". Comme s'il était usé par les ascensions de la Cipressa et du Poggio (89e en 2010, 52e en 2011, abandon en 2012, 9e en 2013, 5e en 2014, 46e en 2015, 110e en 2016). Dans le récent Tirreno-Adriatico, il s'est montré en retrait. Où en est-il vraiment ?

Caleb Ewan (AUS, 22 ans, Orica): nul ne l'attend vraiment sur la Via Roma. Pour ses débuts, le jeune Australien vient pour emmagasiner de l'expérience. Il n'a rien à perdre dans une course qui peut le favoriser suivant les circonstances (météo favorable, absence d'attaques, etc). A condition qu'il ait su se préparer à la distance (291 km) malgré son abandon de Tirreno-Adriatico dès la deuxième étape.

0
0