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"J'y pense depuis un an"
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Publié 22/09/2005 à 05:00 GMT+2
Un deux, trois… arc-en-ciel? Double champion du monde en titre du contre-la-montre, Michael Rogers va tenter d'obtenir une troisième couronne jeudi, à Madrid, ce qui constituerait une grande première. L'Australien tournera ensuite une page, en rejoignant
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Crédit: Eurosport
Michael Rogers va vivre une fin d'année pour le moins agitée. A tous points de vue. Le mois prochain, il épousera sa compagne, Alessia, avant de partir en lune de miel. Un tournant dans sa vie privée, prélude à un changement de cap tout aussi marquant dans sa carrière, puisque l'Australien s'apprête à quitter l'équipe Quick Step pour rejoindre la formation T-Mobile.
Avant ce double évènement, le coureur de Canberra a toutefois un autre rendez-vous capital à gérer, ce jeudi, à Madrid. A seulement 25 ans, il peut devenir le premier coureur à collecter trois titres mondiaux dans l'épreuve du contre-la-montre. Sacré a posteriori en 2003, suite à la disqualification pour dopage de David Millar, Rogers n'avait pas véritablement goûté ce premier titre, au contraire du second, acquis sans discussion possible, à Vérone, l'an dernier.
Parcours piégeux
Il se sent prêt pour la passe de trois, d'autant qu'il a fait de ce rendez-vous son principal objectif de cette fin de saison. " Si je gagne, je serai le premier à gagner trois fois. J'y pense depuis plusieurs mois... et même depuis un an, avoue le rouleur des Antipodes. Je ne peux pas être trop confiant mais j'ai fait tout ce que je pouvais pour être au mieux à Madrid ".
Dire qu'il possède une réelle chance de se succéder à nouveau à lui-même relève de l'euphémisme, même si le tracé castillan l'a plutôt désagréablement surpris. "On nous avait annoncé un parcours complètement plat et très roulant, c'est loin d'être le cas, s'étonne-t-il. J'ai reconnu le parcours mardi et je l'ai trouvé piégeux. En fait, j'ai trouvé la route serrée, plutôt vallonnée, technique. C'est bien plus dur que je ne le pensais".
"Je suis très impatient"
Qu'il demeure ou non le "chrono-maître", Michael Rogers tournera dans quelques semaines un chapitre important de sa carrière. Après quatre années passées auprès de Patrick Lefévère, il va rejoindre Jan Ullrich chez T-Mobile. "Je suis très impatient, avoue l'Australien. Une partie de moi est déjà tourné vers cette nouvelle aventure. Je vais découvrir le groupe lors du premier stage, au mois de novembre".
Symbole de la cure de rajeunissement opérée par l'équipe allemande (départs des trentenaires Vinokourov, Wesemann ou Zabel), Rogers devra être à T-Mobile ce que fut cette saison Yaroslav Popovych chez Discovery: un investissement sur l'avenir... mais rentable le plus vite possible. "Je connais Michael depuis son arrivée dans la section Espoirs de la Mapei. Il est appelé à jouer un rôle important dans les prochaines années", assure Valerio Piva, un des directeurs sportifs de la Magenta.
Chaque chose en son temps
A terme, il est effectivement destiné à tenir un rôle de leader sur les courses par étapes, y compris le Tour de France. Mais chaque chose en son temps. "L'année prochaine, il sera là pour aider Jan Ullrich en montagne et pour apprendre, reprend Piva. Après, il prendra des responsabilités. C'est un rouleur fantastique qui grimpe également très correctement."
Il lui reste toutefois du chemin pour tenir la distance sur la durée, comme on l'a vu lors du dernier Tour de Suisse, où il a laissé la victoire à Aitor Gonzalez. A 25 ans, il sait cependant que le temps joue encore pour lui. En continuant de grandir dans l'ombre d'Ullrich, Michael Rogers estime avoir trouvé la situation idéale. Entre la star et son héritier désigné, il est pourtant un domaine où l'élève est déjà en passe de supplanter le maître, celui du nombre de maillots arc-en-ciel...
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