"On court pour gagner !"

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Grégory Baugé, Kévin Sireau et Michael d'Almeida défendent mercredi, dès la première journée des Mondiaux sur piste de Copenhague, le titre de la vitesse par équipes. Pour Florian Rousseau, la légende du sprint français devenu l'un des entraîneurs nationaux, l'objectif ne peut être que l'or.

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Crédit: Eurosport

FLORIAN ROUSSEAU, les Français partent favoris. Est-ce aussi votre sentiment ?
F.R. : On court pour gagner ! Deuxième ou troisième, ce serait une déception. Mais il y a de la concurrence. Les Britanniques sont plus forts qu'en 2009. L'Allemagne a progressé par rapport à l'année dernière alors qu'elle avait déjà réalisé un très bon temps. L'Australie est toujours là. L'inconnue, c'est la Chine qui progresse d'année en année.
Où en est Gregory Baugé, qui occupe la place cruciale de démarreur, après ses soucis physiques ?
F.R. : Sa chute à Pékin (fin janvier), en coupe du monde, l'a contrarié. Ses douleurs à l'épaule l'ont perturbé, ont retardé sa progression car il n'a pas pu s'entraîner comme il le voulait pour les départs. A la fin du stage que nous avons fait à Palma (Espagne), du 28 février au 10 mars, il commençait à bien revenir. Il n'a pas fait de manche de coupe du monde en démarreur, la seule qu'il a disputée c'était en deuxième position. Le stage lui a été très bénéfique, il a été mis en condition de course, il a pu voir quel était son niveau. On a pu aussi régler les points techniques. L'an dernier, on a gagné avec une demi-seconde d'avance mais ça peut se jouer au centième de seconde. Ce qui peut départager, c'est le bon timing, de ne pas laisser un écart lors du passage de relais.
L'équipe est-elle aussi forte que l'année passée ?
F.R. : Je le crois. D'Almeida a encore progressé. Le passage difficile à vivre pour lui, d'avoir été remplacé en cours de compétition (en 2009), lui donne encore plus envie d'être plus performant. Les coaches ont confiance en ses possibilités, lui aussi. Ce n'est pas comme l'an dernier où il y avait des temps très précis. Là, on procèdera à un changement seulement si on estime qu'il y en a besoin, si on estime que l'équipe est perfectible, en analysant ce qui a été fait et en regardant par rapport à la concurrence. L'objectif, ce n'est pas de faire plaisir à chacun, c'est que la France gagne.
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