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Le parcours : Salmon Hill, un juge de paix ?

Le parcours : Salmon Hill, un juge de paix ?

Le 23/09/2017 à 08:10Mis à jour Le 23/09/2017 à 08:13

MONDIAUX SUR ROUTE 2017 – Loin du tracé tout plat de Doha l'an dernier, mais moins sélectif que d'autres par le passé, le parcours de Bergen semble ouvrir des perspectives à beaucoup de prétendants. La principale difficulté, la côte de Salmon Hill, suffira-t-elle à opérer une vraie sélection ? Pas certain...

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La première partie : Mise en route tranquille

Le départ de cette édition 2017 de la course Elite sera donné à Rong. Les coureurs rouleront plus de 40 kilomètres dans des paysages annoncés spectaculaires, sur la côte et au cœur de la région des fjords. Ils passeront aussi par le pont suspendu de Sotra, long de 1236 mètres. Là encore, pour les coureurs et… pour les diffuseurs, cela vaudra le coup d'œil. Au-delà des aspects carte postale, cette première partie de la course en ligne n'offre pas de difficulté majeure. On relève bien une côté de 400 mètres à Kolltveit après un peu plus de 20 kilomètres de course, mais rien de problématique.

La carte du Mondial 2017.

Le circuit

Lorsque les coureurs entreront sur le circuit, à Bergen, ils le prendront en cours de route, ce qui explique que ce premier tour ne fera que 17,9 kilomètres. Le circuit complet, lui, est long de 19,5 kilomètres. Il sera emprunté à 12 reprises, en comptant la première boucle incomplète.

Peu de plat au cours de ces presque 20 kilomètres de circuit, mais une seule véritable difficulté, la "Salmon Hill" (voir ci-dessous), située à peu près à mi-parcours. Pour Thor Hushovd, la gloire locale, l'intérêt de ce tracé, c'est qu'il peut convenir à une palette très large de coureurs. "Ce sera très technique, avec des petites bosses, des descentes rapides, des pavés, beaucoup de virages serrés, les coureurs vont être challengés de façon très variée, souligne le champion du monde Pour moi, c'est un tracé où beaucoup de coureurs peuvent se dire 'ça me convient vraiment' ".

C'est exactement l'avis de Philippe Gilbert. "C'est sélectif, avec beaucoup de virages, des coups de frein, des relais, mais ce n'est pas trop difficile. Beaucoup de coureurs pensent avoir une chance", juge le Liégeois, lui aussi ancien champion du monde.

Salmon Hill

Voilà donc le principal point chaud de ce circuit de Bergen. La montée de Salmon Hill (la colline du saumon) n'est pas très longue : 1,5 kilomètre. Elle offre une pente moyenne de 6,4%, mais elle est plus pentue au pied, avec 500 premiers mètres à près de 8% de moyenne. Rien de terrible ni d'effrayant, mais il faudra quand même l'escalader à 12 reprises et, comme souvent dans ce genre de rendez-vous, la répétition des efforts accentue la difficulté.

Au sommet, une petite descente d'un kilomètre, rapide et technique. La question est de savoir si la Salmon Hill permettra de provoquer ou non une sélection, et si elle n'est pas trop loin de l'arrivée puisque, au sommet, il reste encore dix kilomètres à couvrir avant la ligne d'arrivée. "Elle est moins dure que la côte du chrono par équipes, mais c'est tout de même fatigant et on la sentira dans les jambes après quelques tours", prédit le belge Julien Vermote, coéquipier de Greg Van Avermaet.

Le profil du circuit de Bergen
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