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Klöden claque la porte
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Publié 21/05/2008 à 06:00 GMT+2
Andreas Klöden ne participera pas aux prochains Jeux Olympiques de Pékin. Le coureur de l'équipe Astana a claqué la porte de l'équipe d'Allemagne qui ne l'autorise pas à s'aligner sur deux courses.
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L'Allemand Andreas Klöden (Astana), qui participe actuellement au Giro, a claqué la porte de l'équipe d'Allemagne avant les JO de Pékin. "J'aimerais courir les deux courses sur route (course en ligne et contre-la-montre)", a déclaré Klöden au journal organisateur du Giro, la Gazzetta dello Sport dans un entretien publié mardi. "Mais pas pour l'Allemagne. C'est irréalisable. Avec l'Allemagne, c'est terminé pour moi." Klöden, qui s'est classé mardi troisième du contre-la-montre du Tour d'Italie à Urbino, a expliqué les raisons de son exil en Suisse où il s'est installé à deux kilomètres de la maison de son ancien coéquipier, Jan Ullrich, le premier coureur allemand à gagner le Tour de France (1997).
"Nous sommes amis. Quand je cours, ma femme va chez Sara, la femme de Jan", a mentionné Klöden qui a mis en cause la presse de son pays: "Les journalistes allemands ont tué le cyclisme." Le médaillé de bronze des JO de Sydney, où le titre sur route était revenu à Ullrich, a déclaré avoir "toujours travaillé proprement", autrement dit sans dopage. "Cette saison, j'ai subi 22 contrôles", a déclaré Klöden. "Astana a confié les tests antidopage à une société allemande, PWC. J'ai des contrôles de la part de cinq entités différentes: l'AMA (Agence mondiale antidopage), l'UCI (Union cycliste internationale), la PWC, la fédération suisse et l'agence allemande."
La réaction de l'équipe CSF
Dans son élan, Klöden a estimé que "seules quatre équipes avaient un vrai système de contrôle: Slipstream, High Road, CSC et Astana. Ricco et Rebellin ne sont pas contrôlés comme moi. Pour ne pas parler de l'équipe de Priamo." Ce dernier propos a suscité une réaction indignée de Bruno Reverberi, le directeur sportif de la formation en cause, la CSF, victorieuse par l'intermédiaire de l'Italien Matteo Priamo de la 6e étape du Giro (à Peschici).
"Ce sont des accusations infamantes. Il ignore le nombre de contrôles que nous faisons et tout le reste", a déclaré Reverberi qui va demander à son avocat de porter plainte. Klöden, 32 ans, a accompli la quasi-totalité de sa carrière dans l'équipe Telekom puis T-Mobile, de ses débuts en 1998 jusqu'à 2006. Son ancienne formation a disparu à la fin de l'année passée du peloton, suite à la tempête provoquée dans son pays par la révélation de pratiques dopantes.
Le coureur allemand, deux fois deuxième du Tour de France (2004 et 2006 après le déclassement de Floyd Landis), a rejoint fin 2006 l'équipe Astana, qui n'a pas été invitée cette année par les organisateurs de la Grande Boucle. Klöden, qui a toujours nié avoir eu recours au dopage, est notamment accusé par un expert allemand (Werner Franke) d'avoir eu recours, comme plusieurs de ses coéquipiers, au dopage sanguin durant le Tour 2006.
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