Di Luca à son rythme

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Vainqueur du Pro Tour en 2005, davantage en retrait la saison passée, Danilo Di Luca sera très attendu lors de la campagne des classiques au mois d'avril. D'ici là, l'Italien de l'équipe Liquigas attend sagement son heure en montant tranquillement en puis

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Crédit: Eurosport

Danilo Di Luca n'a rien oublié de son fabuleux printemps 2005. Vainqueur coup sur coup de l'Amstel Gold Race et de la Flèche Wallonne, il avait construit à cette occasion son sacre au classement du Pro Tour, dont il fut le premier lauréat. Pour diverses raisons, il n'a pas pu ou pas su confirmer l'an dernier. Mais les années impaires semblent lui convenir, et son très correct Tour d'Espagne, à la fin du dernier été, l'a conforté dans son sentiment: il n'est plus très loin de retrouver son meilleur niveau.
S'il doit le démontrer, ce sera à nouveau lors du mois d'avril et tout particulièrement sur les Ardennaises, son terrain de chasse favori. Pour l'Italien, mars reste donc un mois de montée en puissance, rien de plus. "Je ne suis pas encore à mon meilleur niveau. Ce n'est pas encore mon heure, mais je veux commencer à me montrer devant", explique-t-il. Présent ce week-end sur Milan-Turin, il enchaînera ensuite avec Tirrenno-Adriatico et Milan-San Remo. Sur la Primavera, il ne nourrit aucune ambition particulière. "Je serai là dans le final, mais je ne pense pas avoir les jambes pour attaquer dans le Poggio. Si je peux, j'aiderai Pozzato."
"Je suis très relax"
Ce Filippo Pozzato qui, arrivé cet hiver de chez Quick Step, lui ferait presque de l'ombre chez Liquigas en ce début de saison. Vainqueur du Tour du Haut-Var et du Het Volk en l'espace de huit jours, son jeune compatriote s'affirme comme un leader potentiel. Di Luca ne s'en offusque pas. "Ses objectif sont plus précoces que les miens. Il est donc normal que l'attention se focalise sur lui. Ce n'est pas plus mal pour moi. Mais mon heure viendra", promet-il.
De toute façon, il a décidé de ne plus s'occuper des autres, coéquipiers ou adversaires. A 31 ans, Danilo Di Luca possède suffisamment de confiance en ses capacités pour se concentrer sur lui et sur personne d'autre. "Ça ne sert à rien. Je ne vais pas commencer à paniquer parce que Bettini ou Valverde vont gagner une course. Je le faisais quand j'étais plus jeune, mais plus maintenant. L'important, c'est d'être au sommet de sa forme au moment précis de l'objectif que vous vous êtes fixés, rappelle le "Killer". En ce qui me concerne, ce sont les classiques d'avril puis le Giro au mois de mai."
Cette nouvelle saison n'est pas la moins importante pour le coureur de Spoltore, dont le contrat avec Liquigas s'achève à la fin de l'année. Là encore il ne s'affole pas vraiment, persuadé que le meilleur reste à venir pour lui. "Dans cette équipe, j'ai obtenu de très bons résultats et je ne cherche pas d'autre alternative à ma carrière. Franchement, je suis très relax. Je crois que je vais continuer à grandir. Attendez davantage de moi encore dans les prochaines années."
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