Entre Ludwigshafen et Weinheim, Ullrich, champion du monde du contre-la-montre 2001 et vice-champion olympique en 2000, a pour la première fois depuis le début du Tour d'Allemagne, voire de la saison, tenu ses promesses. Le leader de l'équipe T-Mobile, 5e au général lundi matin, a repris 54 secondes à Leipheimer (Gerolsteiner) qui conserve la tête du classement général à la veille de l'arrivée à Bonn.
Ullrich s'est imposé en 36' 56 minutes sur un tracé très roulant avec de longues portions sur autoroute, soit une moyenne de 50,5 km/h. Le vainqueur du Tour de France 1997 a toujours été pointé en tête accroissant régulièrement son avance sur Leipheimer avec 13 secondes après 9,6 km, 26 secondes après 19,1 km, 43 après 25,9 km et finalement 54 secondes à l'issue des 31,1 km.
"Dernière chance"
Même Bobby Julich, l'excellent rouleur américain de l'équipe CSC, n'a pas pu concurrencer Ullrich et a dû se contenter de la deuxième place de l'étape. Avant la dernière étape, Leipheimer (3e du contre-la-montre) dispose de 31 secondes d'avance au général sur Ullrich, passé de la 5e à la 2e place. Pour l'Allemand, ce succès d'étape -l'un des rares d'une saison 2005 mitigée avec une victoire d'étape au Tour de Suisse- risque d'être un coup d'épée dans l'eau.
Le profil de la dernière étape entre Bad Kreuznach et Bonn, sur 168 km, ne devrait pas lui permettre de coiffer sur le poteau Leipheimer et de remporter ce Tour d'Allemagne, son objectif de fin de saison. "C'était ma dernière chance, a reconnu Ullrich. J'ai tout donné, j'ai remporté l'étape mais malheureusement ce n'est pas suffisant", a t-il concédé. Il risque de regretter amèrement les 30 secondes perdues dans l'ascension vers Feldberg dimanche.
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