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Laverde: "Pour mon équipe"
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Publié 21/05/2006 à 15:30 GMT+2
Vainqueur surprise de la 14e étape du Giro dimanche, Luis Laverde a dédié son succès à son équipe, Panaria, qui l'a toujours soutenu, même quand il tardait à obtenir des résultats. Retrouvez les principales réactions, dont celle du Français Sandy Casar.
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Luis Laverde (COL/Panaria)
"Je veux dédier cette victoire à toute mon équipe qui attendait plus de moi ces deux dernières années. J'espère avoir réparé, au moins en partie. Dans l'échappée, nous étions nombreux, je me doutais qu'il y aurait beaucoup d'attaques. J'avais surtout à l'oeil Perez car j'avais vu qu'il s'était caché dans la montée du col. Il y avait deux coureurs de Phonak dans le groupe mais nous étions deux aussi de la Panaria. Baliani m'a bien aidé. C'est ma deuxième victoire mais, la première, qui était d'ailleurs bien moins importante (une étape de la Semaine Lombarde), je n'ai pas pu la savourer complètement. En franchissant la ligne, je pensais qu'il y avait un coureur échappé avant moi. Cette fois, rien de tel. Je savais que c'était bon pour la victoire.
Mon histoire ? J'ai commencé le cyclisme en 1995. Mes cousins le pratiquaient et mon oncle est un vrai passionné. C'est lui qui m'a offert mon premier vélo, mes premières chaussures. Je suis arrivé en Italie en 2001 dans une équipe amateur. L'année suivante, je suis passé pro. Toute ma famille vit en Colombie, à Medellin. Je suis content d'y retourner chaque hiver. C'est la plus belle ville du monde. Maintenant, je vais être peut-être un peu plus connu. Mais, en Colombie, pour qu'un cycliste soit connu, il faut qu'il soit champion du monde comme Santiago (Botero)."
Sandy Casar (FRA/Française des Jeux)
"Je n'avais pas prévu d'attaquer. Mais les jambes tournaient bien et je me sentais à l'aise sur ce genre de montée, très régulière. Dans la vallée, nous avons eu le vent dans le dos, ce qui nous a bien aidés. J'avais dans l'idée de gagner l'étape, pas de me replacer au classement général."
Francisco Perez (ESP/Caisse d'Epargne-Baléares)
"Je suis très déçu de n'avoir pas réussi à gagner. Je me sentais très fort et c'est pour cela que j'ai démarré à 5 kilomètres de la ligne. Laverde refusait de prendre le relais. Il est juste passé une fois, mais sans appuyer sur les pédales. J'ai essayé de le lâcher sur la partie en pavés, mais il n'y avait rien à faire, il collait à ma roue. Il faudra que j'essaye à nouveau !"
Ivan Basso (ITA/CSC)
"C'est un Giro qui se rapproche de plus en plus du modèle Tour de France. Il y a la grande bagarre tout de suite après le départ, tout le monde veut être dans l'échappée. C'est beau à voir pour qui regarde le Giro en spectateur. Je vois beaucoup de chaleur de la part du public, c'est très agréable pour un coureur. Si je vais gagner d'autres étapes ? pourquoi pas si ma condition le permet. Mais, les grands tours, il faut aussi les courir avec la tête."
Paolo Savoldelli (ITA/Discovery Channel)
"C'est la première journée pendant laquelle je me sens bien. Je n'ai pas eu de problèmes pour respirer. J'ai des regrets à cause de cette allergie car je n'étais jamais si bien arrivé à un départ de Giro. Mais, je dois reconnaître aussi que je ne m'attendais pas à ce que Basso soit aussi fort. Il est beaucoup plus tranquille que l'année passée et il a une très forte équipe avec lui."
Marc Madiot (Manager de la Française des Jeux)
"L'objectif de départ de ce Giro, c'était d'aller chercher une étape, sans trop se soucier du général. C'est raté. On avait en mémoire le Giro 2003, où Sandy avait pris la 13e place au final en courant pour le général. Derrière, il était arrivé complètement carbonisé pour le Tour de France et il avait beaucoup souffert. On ne voulait surtout pas que ça recommence comme ça. C'est pourquoi nous voulions qu'il fasse un Giro assez tranquille, sans se mettre dans le rouge, en visant une victoire d'étape. Malheureusement, on se retrouve dans une situation exactement inverse."
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