Casar, regrets éternels

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Echappé toute la journée, Sandy Casar (FDJ) a flirté avec la victoire d'étape et avec le maillot rose. Au final, il n'a eu ni l'un ni l'autre... Le Danois Lars Bak (Lotto) s'est imposé lors de la cette 12e étape et Joaquim Rodriguez a conservé sa place de leader au général.

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Crédit: Eurosport

Entre joie et regrets. Sandy Casar doit avoir un sentiment mitigé au soir de la 12e étape du Tour d'Italie. La joie d'avoir réussi une belle sortie dans la région vallonnée des Cinq Terres, une longue balade à l'avant de la course ponctuée d'une deuxième place à l'arrivée derrière Lars Bak (Lotto) et d'une troisième place au classement général. Les regrets aussi d'être passé tout près d'un beau doublé sur les bords de la mer Tyrrhénienne.
Le coureur de la FDJ avait coché cette étape et il n'a pas raté le bon wagon. Intelligemment parti dans l'échappée qui s'est formée au bout de 46 km, le Français a longtemps été maillot virtuel avec un peloton repoussé à plus de quatre minutes, soit l'écart qui le séparait de Joaquim Rodriguez le matin (4'01"). On croyait la fuite condamnée par le rang au général de l'ancien 6e du Giro 2006, mais aussi par Ivan Santaromita, classé à 15 secondes du tricolore. Mais il n'en fut rien. Lassé d'être la seule à courir derrière l'échappée, l'équipe Katusha avait levé le pied et l'écart s'envolait pour atteindre les sept minutes en cours d'étape, au fil que les fuyards avalaient les trois premières difficultés (La Foce, le Valico Guaitarola et le Valico La Mola).
Casar sur le podium
Pas de course-poursuite réelle entre l'échappée et le peloton, et un Casar qui, à 33 ans, se voyait déjà en premier Français en rose depuis Laurent Jalabert en 1999. Mais il n'en sera finalement rien. La faute à une formation Liquigas qui choisissait finalement de passer à la vitesse supérieure dans la descente du Valico La Mola et à un duel livré par Santaromita et Casar, les deux coureurs ne sachant pas s'ils devaient être plus intéressés par la victoire d'étape ou le maillot rose. A force de se titiller sans réussir à se débarrasser de leurs sept compagnons d'échappée, ils finissaient par se faire surprendre dans l'ultime descente.
Discret jusque-là tandis que Michal Golas (Omega Pharma) volait au-dessus des sommets pour endosser le maillot bleu de meilleur grimpeur, répondant aux attaques de Casar et consorts, Lars Bak a surgi au meilleur moment pour s'imposer en solitaire à Sestri Levante, offrant ainsi à sa formation son premier Top 10 depuis le départ du Giro et à lui-même son premier succès dans la Course Rose. C'est peut-être tactiquement que le Français de 32 ans, à l'attaque dans les derniers kilomètres sans penser à s'économiser, a laissé filer sa belle histoire en n'arrivant pas à prendre la roue du Danois. Il se consolera avec les douze secondes de bonifications que lui rapporte sa deuxième place. De quoi se hisser sur la troisième marche du podium, à 26 secondes du leader Joaquim Rodriguez et à neuf de Ryder Hesjedal. La journée avait commencé par une mauvaise nouvelle avec le retrait de William Bonnet, elle aurait pu se terminer en apothéose. Ce sera finalement sur une note mitigée.
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