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Contador: "Le Giro 2011 m'appartient"

Contador: "Le Giro 2011 m'appartient"

Par Eurosport
Dernière mise à jour Le 05/05/2012 à 16:50 -
Par Eurosport - Le 05/05/2012 à 16:50
Dans un entretien exclusif accordé à Eurosport, Alberto Contador évoque le Giro 2012 qui débute samedi au Danemark. Le champion espagnol, qui purge actuellement sa suspension, revient également sur l'édition 2011, dont il se sent toujours le véritable vainqueur.

Le 95e Tour d'Italie s'élance samedi. Qu'est-ce que cette course évoque chez vous?

A.C. : Pour moi, le Giro, c'est quelque chose de vraiment spécial. J'ai compris ça en 2008 quand j'étais arrivé sur le Giro au dernier moment. Tout le monde m'avait merveilleusement accueilli. Le public était fantastique. A tel point que j'avais l'impression de courir en Espagne et non à l'étranger. J'avais gardé un souvenir très fort de cette première participation et c'est pour cette raison que je suis revenu l'an dernier.

Est-ce une des plus belles courses du monde pour vous?

A.C. : C'est une course avec un charme spécial, sans doute une des plus dures, notamment l'édition 2011 mais en règle générale aussi. Le public est très connaisseur et c'est un peuple qui vit le cyclisme d'une façon très particulière. Pour moi, oui, le Giro, c'est la plus belle de toutes les courses.

Vous évoquiez le Giro 2011, considéré comme un des plus durs de l'histoire. Quels souvenirs en avez-vous gardé?

A.C. : J'ai gardé l'image d'un Giro très, très dur. De façon presque excessive. Je me souviens de l'étape de Gardeccia, longue de 7h21 avec un nombre de cols et 6000 mètres de dénivelé dans la journée. C'était vraiment limite. Mais j'en garde quand même un très bon souvenir. J'étais en excellente condition, très bien préparé et c'est un souvenir inoubliable.

Vous avez gagné ce Giro sur la route, mais il ne figure plus sur votre palmarès...

A.C. : Il y a deux choses. Il y a ce qui est écrit sur un bout de papier et il y a ce que vous ressentez. Moi, je sais que ce Giro 2011 m'appartient, il est à moi, je l'ai gagné en faisant de gros efforts. Ce qui compte, c'est d'avoir atteint l'objectif fixé. C'est une staisfaction personnelle. Pour moi, pour les fans qui m'ont soutenu , pour l'équipe, pour le sponsor. Après, que dans les livres on écrive que j'ai gagné le Giro une fois ou deux fois, c'est la même chose pour moi.

Quel regard portez-vous sur ce parcours 2012. Vous aurait-il convenu?

A.C. : Oui. J'ai testé sur le vélo le prologue au Danemark. Première partie très technique avec des virages, ça peut être dangereux s'il pleut. Il y a un contre-la-montre par équipes et un chrono le dernier jour mais entre les deux, il y a quelques étapes pour purs grimpeurs. Je pense que ce Giro aurait pu se combiner avec le Tour alors que l'an dernier, c'était trop difficile de faire le doublé. Je pense que ce Giro m'aurait bien convenu avec une dernière semaine très exigeante.

Compte tenu de ces spécificités, qui est le plus à même de ramener le maillot rose à Milan?

A.C. : Nibali n'est pas là mais je pense que ça aurait été un Giro très bien adapté à ses qualités. Scarponi et Basso sont moins forts que lui contre-la-montre. Mais ils sont réguliers et je pense que Scarponi a une belle opportunité cette année. Nous sommes deux grands amis. J'ai de l'admiration et de la sympathie pour lui et il sait que je serai très heureux s'il pouvait gagner le Giro différemment cette année, sur la route.

Il devra aussi composer avec Damiano Cunego chez Lampre...

A.C. : Pour le classement général, je mettrai plutôt Scarponi. Il est à un haut niveau depuis plusieurs saisons. Je suis confiant pour lui. Même si la forme de Cunego en ce moment est peut-être meilleure que celle de Scarponi, je pense que Scarponi aura plus de fraicheur. Le Giro est composé de plusieurs phases. Il faudra surtout être fort à la fin. Puis le Giro est si dur que, avoir deux leaders, ce n'est pas un problème.

Selon vous, Basso sera son principal adversaire?

A.C. : Juste par respect pour ce qu'il a accompli dans sa carrière, vous devez le citer parmi les favoris. Il sait ce que gagner le Giro veut dire. C'est un coureur très solide, même s'il a connu des problèmes dans sa préparation. Au Tour du Trentin, il n'était pas au top. Mais il connait le Giro par coeur et il mérite de figurer parmi les grands favoris.

A votre avis, quel sera le podium final de ce Giro?

A.C. : Parce que je crois qu'il peut gagner et parce que j'ai de l'amitié pour lui, je place Scarponi en première position. Après, c'est difficile de donner un ordre pour le podium. Pour la deuxième place, il y a toute une série de coureurs, comme Kreuziger, Cunego, Basso mais des gars comme Pozzovivo ou Rujano peuvent très bien accrocher le podium eux aussi.