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"Le Giro, c'est ma course"
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Publié 04/05/2012 à 16:51 GMT+2
Troisième du dernier Giro, John Gadret (Ag2r) espère bien remonter sur le podium fin mai et digérer la frustration née de l'édition 2011.
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JOHN GADRET, que vous inspire le tracé de ce Giro 2012 ?
J.G. : C'est moins compliqué que l'an passé même si ça reste costaud. Il faudra être vigilant au Danemark, les deux premières étapes seront remplies de pièges. Je vais essayer de perdre le moins de temps possible. L'an dernier, ça me convenait plus. La dernière semaine reste très délicate et ce ne sera pas de tout repos. L'objectif sera de perdre le moins de temps possible sur les meilleurs lors des deux premières semaines et de tout donner lors de la dernière semaine lorsque la course se durcira vraiment.
Quels seront justement pour vous les coureurs à surveiller particulièrement ?
J.G. : Scarponi sera au-dessus à mon avis. Basso va peut-être monter en pression mais au vu de ce qu'il a montré ces derniers temps, il devrait être derrière. Il faudra faire attention à Kreuziger et Rodriguez. Frank Schleck ne vient pas pour le général à mon avis mais plus pour faire des coups sur une ou deux étapes.
Le contre-la-montre reste votre talon d'Achille...
J.G. : Ça ne me fait pas peur mais c'est un gros problème chez moi. Il ne faut pas que je l'aborde stressé car ce sera encore pire pour moi. Je sais que c'est un mauvais moment à passer.
Quel est votre objectif final ?
J.G. : Je vais essayer de faire comme l'an dernier. Je vise le podium. Ce sera compliqué. J'ai tout fait pour arriver en forme sur ce Giro. J'ai été malade en début de saison mais tout cela est oublié. J'ai fait toutes les courses que je souhaitais. Je me suis rassuré au Trentin et en Romandie. J'arrive dans la même forme que l'an dernier.
Un coureur français qui mise tout sur le Giro, ce n'est pas commun. Comment l'expliquez-vous ?
J.G. : Certains misent tout sur le Tour de France, moi je mise tout sur le Giro, c'est ma course. C'est risqué mais il faut savoir jouer les bonnes cartes au bon moment. Marco Pantani y est pour beaucoup car c'était mon idole. C'est une course qui me fait vibrer, qui m'a toujours fait rêver. Beaucoup plus que le Tour.
Vous n'avez pas pu l'an dernier savourer votre podium. Est-ce que vous avez l'impression qu'on vous a volé votre troisième place ?
J.G. : C'est certain. J'aurais préféré monter sur le podium à Milan car peut-être que cela ne se reproduira jamais. Je n'ai pas été volé mais c'est frustrant. C'est un élément de mon palmarès mais je suis déçu. Je n'en veux pas à Contador mais à l'UCI. Je ne suis pas le premier ni le dernier à me faire avoir. Et puis je pense que c'est plus frustrant pour Scarponi de ne pas avoir pu savourer la victoire finale sur ses terres que pour moi.
LE TOUR D'ITALIE 2012 EST A SUIVRE EN DIRECT SUR EUROSPORT ET SUREUROSPORT PLAYER
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