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Malori, marche victorieuse
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Publié 11/05/2012 à 17:24 GMT+2
Présent dans la longue échappée du jour, Adriano Malori (Lampre) endosse le maillot rose au terme d'une 6e étape remportée en solo par Miguel Angel Rubiano (Androni) à Porto Sant'Elpidio. Le Colombien se contente, lui, du maillot de meilleur grimpeur.
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La jeunesse est au pouvoir sur ce Giro 2012. Après Taylor Phinney (21 ans), Ramunas Navardauskas (24 ans), le nouveau porteur du maillot blanc ajoute, lui aussi, le rose à sa panoplie. De deux jours l'aîné du Lituanien, Adriano Malori a pris les commandes du Tour d'Italie, vendredi à l'issue de la 6e étape disputée dans la région des Marches.
L'Italien a néanmoins dû batailler pour conserver 15 secondes d'avance sur Michel Golas (Omega Pharma) et 17 sur Ryder Hesjedal (Garmin), le seul sur le podium à n'avoir pas fait partie de l'échappée du jour. Parti aux avant-postes en compagnie de 14 autres coureurs, Malori a résisté aux multiples chutes qui ont réduit le groupe à 11 unités, puis à huit après la lourde gamelle de Pablo Lastras (Movistar) dans la descente du Passo della Cappella. Le peloton, longtemps emmené sans effet par la Liquigas, n'a jamais revu les fuyards qui ont compté jusqu'à 8'35" d'avance.
Rubiano impérial
Contraint de laisser filer la victoire à Miguel Angel Rubiano, le champion du monde du contre-la-montre espoirs en 2008 n'est pas mécontent de sa journée. "C'était un parcours vraiment très dur, je termine fatigué mais très heureux, admet le nouveau leader du Giro. J'en étais à ne plus voir très clair tant je ressentais la fatigue mais, quand on m'a dit que je pouvais prendre le maillot rose, j'ai donné tout ce qui restait de forces." Son avance au général est courte et les deux prochaines journées en montagne devraient être éprouvantes. Pas sûr non plus que la Lampre ait envie de dépenser de l'énergie alors que Michele Scarponi, voire Damiano Cunego, espère jouer la gagne en dernière semaine.
Androni l'avait promis: on verrait le maillot rouge et blanc de la formation italienne sur les routes du Giro. Pas forcément comme le souhaitait le directeur sportif Gianni Savio après l'incident Roberto Ferrari-Mark Cavendish à Horsens, mais davantage comme Alessandro de Marchi, échappé jeudi. Miguel Angel Rubiano a fait encore mieux vendredi. A 27 ans, le Colombien signe sa toute première victoire dans un grand tour, sa première de la saison. Et le petit coureur sud-américain ne l'a pas volée. Il a déclenché une attaque dans les trois dernières difficultés du jour, dont le Passo della Cappella (2e catégorie), pour s'imposer en solitaire, après un ultime démarrage à 35 km du but. Très à l'aise sur un tracé taillé pour les baroudeurs, le natif de Bogota a inexorablement creusé l'écart dans les derniers kilomètres pour s'imposer avec 1'10" d'avance sur un quatuor emmené par Malori (Golas, Benedetti, Dyachenko). Le peloton, réglé par Daryl Impey (Orica), a franchi la ligne avec 1'51" de retard.
Des Marches laborieuses pour les sprinters
C'est le premier succès colombien sur le Giro depuis la victoire de Luis Felipe Laverde en 2007 à Spoleto. "A 10 km de l'arrivée, j'ai commencé à croire en la victoire, explique le coureur Androni. Je connais bien ces routes, j'ai habité et j'ai couru à Montegranaro (la dernière côte du parcours) il y a quelques années." S'il s'empare également du maillot bleu de meilleur grimpeur, Rubiano sait qu'il n'est pas passé loin du rose. "Je me méfiais de mes compagnons, j'ai préféré prendre le risque de partir seul. J'ai tout donné, mais le final était tout plat", reconnaît le Colombien qui admet avoir pris l'échappée avec les points de la montagne en tête. "C'est un rêve de gagner une étape du Giro, et de porter le maillot bleu de meilleur grimpeur." Il grimpe ainsi à la 4e place, à 30 secondes de Malori, mais talonné de près par Joaquim Rodriguez (6e), le mieux classé des favoris.
Les sprinters n'ont, eux pas été à la fête sur les routes des Apennins. Souffrant toujours des conséquences de sa chute au Danemark, Romain Feillu (Vacansoleil) a été le premier abandon enregistré sur ce Giro, en début d'étape. Tyler Farrar (Garmin) a, lui, chuté et terminé sa journée à l'hôpital pour y passer des examens. Mais l'Américain n'a pas été le seul à se retrouver à terre. Lastras a également abandonné tout comme Thor Hushovd (BMC). Mark Cavendish a bien failli ne pas être au départ de la prochaine étape. Le champion du monde a rallié l'arrivée avec 33'12" de retard, soit 39 secondes avant la mise hors délais. Il était alors en compagnie de l'ancien maillot rose Taylor Phinney (BMC), pour lequel chaque étape est un chemin de croix, Theo Bos, Dennis Van Winden et Graeme Brown (Rabobank), Sebastien Rosseler (Garmin) et Jeremy Hunt (Sky). Et dire que ce n'était que ce n'était que la moyenne montagne... Pour tous ceux-là, les deux premières arrivées au sommet ce week-end risquent d'être délicates.
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