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Rodriguez prêt à exploser
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Publié 09/05/2012 à 22:06 GMT+2
Dixième du classement général, l'Espagnol Joaquim Rodriguez (Katusha), qui attend avec impatience que le Giro prenne de la hauteur, réalise un début de Tour d'Italie qui devrait inquiéter ses principaux rivaux pour la victoire finale.
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Il est trop tôt pour tirer de réelles conclusions. Evidemment. En revanche, il n'est pas inutile de souligner que certaines prédictions ont pris du plomb dans l'aile au soir de la 4e étape. Notamment celle qui annonçait Joaquim Rodriguez relégué à des années-lumière des candidats à la victoire finale après le contre-la-montre par équipes. Après 436,9 des 3 476 kilomètres au menu de cette 95e édition, dont 40,9 de contre-la-montre (8,7 individuels et 32,2 par équipes), l'Espagnol de Katusha est, au contraire, idéalement placé au général. Une aubaine qui n'en fait pas encore LE favori de l'édition 2012 mais qui donne un peu plus de crédit au Barcelonais, quatrième l'an dernier.
Actuellement dixième à trente secondes du nouveau maillot rose, l'Espagnol de Katusha réalise un début de Tour d'Italie surprenant. Très loin de celui qu'on lui prédisait, lui, le piètre rouleur. Samedi, le Catalan avait soldé son chrono inaugural à un intéressant 44e rang, à 43 secondes du vainqueur, l'Américain Taylor Phinney. A titre de comparaison, le Tchèque Roman Kreuziger n'avait pas beaucoup fait mieux (28e) et n'avait grignoté que sept secondes à "Purito". "Je suis satisfait de ma performance. J'ai eu de bonnes sensations jusqu'au dernier kilomètre, puis j'ai souffert physiquement", avait-il déclaré à Herning, il y a quatre jours. "Il était important de ne pas perdre trop de temps par rapport aux autres favoris pour la victoire finale. Je peux donc être heureux car j'en ai même gagné sur la plupart de ceux-là".
"On n'aurait pas pu aller une seconde plus vite"
Mis en confiance par sa performance solitaire, l'Espagnol a ensuite passé deux jours tranquilles, à l'ombre des chutes. Et ce mercredi, à quelques heures du début de la moyenne montagne, Rodriguez a remis ça, bien aidé par sa formation. Tout au long des 32,2 kilomètres, Katusha a tenu la dragée haute à Garmin-Barracuda. Et sur la ligne, ce ne sont que cinq secondes qui ont séparé les deux formations. A Vérone, son discours n'a pas bougé d'un iota : "On a fait un très bon chrono. On n'aurait pas pu aller une seconde plus vite (...). Ça renforce encore ma motivation pour la suite et ça me donne un grand moral." Dans les rues de Vérone, Rodriguez a repris du temps sur ses principaux rivaux : Roman Kreuziger lui a rendu 17 secondes, Ivan Basso 21 et Michele Scarponi 29. Pour ne citer qu’eux.
"Le but était de perdre le moins de temps possible et l'idéal était d'entrer dans les cinq premiers", a reconnu Valerio Piva, heureux. "Le chrono par équipes, c'est aussi affaire de motivation, de mental, de confiance. On a essayé de le transmettre aux gars. Si on continue sur cette voie, je pense que nous pouvons encore faire mieux dans ce genre d'épreuves", s'est ravi le directeur sportif italien de la formation russe. Dans deux jours, et en attendant la redoutable troisième semaine, le Giro va prendre un peu de hauteur avec trois étapes un peu plus accidentées. Le vainqueur de la Flèche wallonne y sera plus à son avantage que contre la montre. Mais la puce catalane se sait désormais surveillée et sa marche de manoeuvre sera forcément réduite. Mais n'est-ce pas entièrement de sa faute ?
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