Eurosport
Deux coureurs exclus
Par
Publié 12/07/2004 à 18:45 GMT+2
Impliqués dans une affaire de dopage, Stefano Casagranda (Saeco) et Martin Hvastija (Alessio) ont été invités à quitter le Tour de France par les organisateurs, lundi. Jean-Marie Leblanc a précisé que ces coureurs faisaient l'objet d'une enquête menée par
Eurosport
Crédit: Eurosport
"Nous avons fait connaître l'information aux directeurs sportifs des équipes concernées, Bruno Cenghialta (Alessio) et Giuseppe Martinelli (Saeco), et nous leur avons dit que la présence de ces deux coureurs n'était plus souhaitable", a précisé le directeur du Tour.
Jean-Marie Leblanc a ajouté que le Tour de France, sans se prononcer sur l'issue de l'affaire, appliquait le principe de précaution comme il l'avait fait avant le départ de Liège pour le coureur italien Danilo Di Luca, lui aussi impliqué dans une enquête dans son pays: "Conformément à notre ligne de conduite, puisque nous ne souhaitons pas que la présence des coureurs impliqués ou incriminés dans une affaire de dopage vienne troubler la sérénité de la compétition". Après huit étapes, Hvastija occupait la 124e place du classement général (à 18 min 49 sec de Thomas Voeckler) et Casagranda la 155e place (sur 176 classés).
Prise de position "tardive"
Jean-Marie Leblanc a rappelé que, suite à un article de presse, le Tour de France s'était déjà adressé aux directeurs sportifs des coureurs mis en cause: "Avant le départ de Liège, les directeurs sportifs étaient venus nous dire qu'il n'y avait rien de répréhensible. Nous étions revenus les voir après l'étape d'Arras puisque (le journal) Le Monde avait publié un article insistant sur les faits qui étaient reprochés aux deux coureurs. Pour la deuxième fois, ils avaient campé sur leurs positions. Cette fois, l'information ne vient pas d'un organe de presse mais elle est signée de la brigade financière de Padoue".
La direction du Tour, qui a regretté avoir pris connaissance du fax de Padoue tardivement, a réagi également à l'information selon laquelle les enquêteurs italiens lui reprocheraient une prise de position "tardive et partielle". Selon Le Monde, la brigade financière de Padoue aurait mentionné dans son fax: "S'il est vrai que votre préoccupation est de voir "la course se dérouler avec sérénité et régularité", vous aviez la possibilité dès le 1er juillet 2002 de démontrer votre volonté de combattre les comportements malhonnêtes. A cette date, en effet, nous vous avions envoyé un fax au sujet d'autres cyclistes concernés par des affaires de dopage et admis au départ du Tour 2002."
Zanini et Padrnos mentionnés
"Je ne m'en souviens plus", a répliqué Jean-Marie Leblanc. "Je dirais que notre position, nos réactions sont plus radicales qu'il y a deux ans au motif qu'entre-temps, il y a eu Kelme, Manzano, Gaumont... J'ai répété maintes fois que cela suffisait. Nous faisons valoir le principe de précaution et nous sortons du cadre strictement légal pour écarter toute suspicion, tout trouble à la compétition. Je ne crois pas que l'on puisse nous le reprocher aujourd'hui".
La direction du Tour a conclu en précisant qu'elle s'attendait à une action judiciaire à son encontre, comme l'a prévenu Bruno Cenghialta. "Nous acceptons ce risque", a affirmé Jean-Marie Leblanc en précisant que le Tour n'avait pas encore obtenu de réponse officielle à propos de l'enquête de Sanremo. Les noms de deux coureurs présents sur le Tour (l'Italien Stefano Zanini et le Tchèque Pavel Padrnos) ont été mentionnés dans des articles de presse à propos de cette dernière affaire.
Sur le même sujet
Publicité
Publicité