Dur dur, le Tour

Eurosport sur Google

Après la chute de Nancy marquée par la détresse et la douleur de Christophe Mengin, la journée de vendredi a une nouvelle fois été le théatre de nombreuses "gamelles". Certains vivent un véritable calvaire. La faute à une météo difficile qui a encore pert

Eurosport

Crédit: Eurosport

Le Tour de France, c'est déjà difficile. Mais quand les éléments se mettent à jouer contre les coureurs, la Grande Boucle devient un véritable calvaire. Même en plaine. Jeudi, l'arrivée à Nancy avait ressemblé à une piste de bowling avec, dans le rôle de la quille principale, le malheureux Christophe Mengin (Française des Jeux) que quelques acolytes étaient venus percuter.
Vendredi, la météo n'était pas moins clémente, les routes n'ont pas été moins dangereuses et les chutes ont continué. Pour s'en rendre compte, il suffit de se pencher sur les communiqués de la société du Tour résumant les interventions médicales. Ce vendredi, pas moins de neuf coureurs ont eu recours au service des médecins. On pense notamment au pauvre Alessandro Spezialetti (Lampre) qui a été forcé d'abandonner. L'Italien a été victime d'une plaie profonde au niveau des lèvres, s'est fracturé une dent et a été redirigé vers l'hôpital d'Epinal.
"Incapable d'éviter la chute"
Tom Boonen (Quick Step) a également goûté au bitume en début d'étape et cela a eu des répercussions sur le final. "Je suis tombé après 23 kilomètres. Je n'ai pas été capable d'éviter la chute. J'ai des douleurs au coude gauche, à la hanche mais surtout au dos. J'ai toutefois voulu faire deux sprints intermédiaires pour procéder à une sorte de test. Mais, hélas, je n'étais pas super à l'arrivée." Une arrivée lors de laquelle Furlan et Galvez ont eu le redoutable "privilège" de tâter la chaussée.
Dans cette litanie de gadins, on n'oublie pas les Français et les deux malchanceux de ce début de Tour : Christophe Mengin et Sylvain Calzati. Déjà bien entamés physiquement, les deux coureurs de la Française des Jeux et de la formation AG2R ont connu bien des déboires vendredi sur les routes menant en Allemagne. Souffrant d'une tendinite au genou, le vainqueur du Tour de l'Avenir 2004 n'était pas certain de repartir ce vendredi. Il l'a fait...
"Je n'ai jamais autant chuté de ma vie"
"Mon genou allait beaucoup mieux au départ, a expliqué Calzati. Mais à 25 kilomètres de l'arrivée, je suis tombé en glissant sur un rail. J'avais les genoux en sang. Je n'ai jamais autant chuté de ma vie. J'ai le moral en baisse. Je repartirai, mais si j'ai mal, cela ne pourra pas continuer comme cela." Après sa chute à Nancy, son compatriote Christophe Mengin ne va pas mieux. Lâché à plusieurs reprises durant la journée, il va passer un scanner.
Fabian Wegmann n'a pour sa part aucune douleur. Le coureur de la Gerolsteiner n'est pas tombé aujourd'hui mais a vécu une étape spéciale. Parti à l'aventure pour marquer des points au classement de la montagne et se faire voir sur les routes menant outre-Rhin, "Tintin" s'est retrouvé seul et a parcouru 160 km dans des conditions climatiques déplorables. "Je savais que je ne pourrais pas aller au bout", a-t-il reconnu.
A la différence d'autre coureurs, la galère n'a pas été totale puisque à l'arrivée, l'Allemand revêt le maillot à pois et a eu le droit à une énorme ovation quand il est arrivé dans son pays. "La foule m'a poussé. J'ai pu analyser combien, ici, le cyclisme était une passion. J'ai voulu profiter un maximum de cette allégresse. " Comme quoi, tout n'est pas si noir sur les routes du Tour.
Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité