Armstrong: "Avec mes amis"

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Septuple lauréat de l'épreuve, Lance Armstrong a effectué son grand retour sur la Grande Boucle, mardi. Le Texan a rendu visite à ses amis de l'équipe Discovery Channel, afin de leur apporter son soutien, mais il ne devrait pas croiser la route des organi

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Crédit: Eurosport

LANCE ARMSTRONG, comment abordez-vous le Tour de France maintenant que vous n'êtes plus membre du peloton?
L.A. : C'est une expérience différente pour moi, mais j'ai déjà eu un aperçu de cette situation en début d'année, lorsque je m'étais rendu sur le Tour de Californie. J'ai également assisté à des étapes du Tour de Géorgie et j'avais fait un saut sur le Giro. J'étais donc préparé à retrouver le Tour de cette manière.
Qu'avez-vous dit à vos anciens coéquipiers de l'équipe Discovery Channel, que vous avez rencontrés ce matin?
L.A. : Rien de spécial. J'ai juste essayé de leur dire une fois encore que je croyais en eux. Je sais pertinemment que c'est une saison difficile pour eux sur le Tour, car ils sont dans une situation inédite par rapport aux années précédentes. C'est toujours le même groupe. Ce sont encore de grands coureurs. Mais je conçois que ce soit une période de transition. Ce n'est pas le moment de les critiquer ou de se demander quel est le problème. C'est le moment de les soutenir et de leur dire qu'on croit en eux. Je pense toujours que Discovery possède une des meilleures équipes.
Comment voyez-vous ces trois jours dans les Alpes?
L.A. : A l'évidence, cela va être très difficile. Ce sont trois étapes redoutables, surtout avec cette chaleur. Nous verrons bien mais je pense que la course reste très ouverte.
"Je suis heureux"
Pensez-vous que Floyd Landis puisse vous succéder?
L.A. : En tout cas, sur ce qu'on a vu jusqu'ici, je pense que Floyd demeure le principal favori pour la victoire finale. Ça ne me déplairait pas que le maillot jaune reste aux Etats-Unis. Alors, pourquoi pas Floyd?
Allez-vous rencontrer les organisateurs, notamment Jean-Marie Leblanc?
L.A. : Non, et je ne crois pas que je vais les voir. Je suis venu ici pour être avec mes amis et anciens coéquipiers. C'est tout. Aujourd'hui, je suivrai la course devant un écran de télé, depuis l'Alpe d'Huez, et mercredi, pour l'étape de la Toussuire, je serai dans la voiture avec Johan Bruyneel.
Qu'avez-vous ressenti quand, à la veille du départ du Tour, plusieurs favoris ont été exclus pour leur implication présumée dans une affaire de dopage?
L.A. : J'ai ressenti ce que la plupart des gens ont dû ressentir. J'ai été à la fois surpris et choqué. En tant qu'amoureux du cyclisme, on ne peut être que déçu et se dire: "Oh non, ce n'est pas possible." Je veux dire, je pense que notre sport n'avait pas besoin de ça. Pour être franc, je n'avais pas prévu de venir sur le Tour de France. Si je suis venu, c'est uniquement parce qu'il y a eu cette histoire. Je crois que l'heure est venue pour les fans du cyclisme de se tenir debout. Je voulais venir pour supporter non seulement mon équipe, le Tour de France, mais aussi mon sport en général. Pour moi, c'est toujours le plus beau sport qui existe.
Quand vous aviez annoncé votre retraite, vous aviez dit que vous ne comptiez pas passer votre temps à jouer au golf. De quoi est faite votre vie, un an après?
L.A. : Bien, je joue beaucoup au golf ! Non, en fait, je travaille beaucoup. Je fais des choses très différentes. Ce sont des nouveaux challenges pour moi! Ma fondation me prend beaucoup de temps à Washington. Je remplis enfin à 100% mon rôle de père. Ces dernières années, ce n'était pas toujours évident d'avoir assez de temps à leur consacrer. Bref, je ne me plains pas, je suis heureux.
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