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Etape 13 : Déclarations
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Publié 15/07/2006 à 17:45 GMT+2
Retrouvez les principales réactions enregistrées samedi à Montélimar, à l'issue de la treizième étape du Tour de France 2006. Oscar Pereiro reste lucide sur sa prise de pouvoir, Sylvain Chavanel a raté le coche et les directeurs sportifs regrettent le man
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Oscar Pereiro (Esp, Caisse d'Epargne): "J'étais vraiment pas sûr de pouvoir récupérer la demi-heure manquante pour prendre le maillot jaune. Ça va me permettre de me retrouver parmi les meilleurs du Tour de France. On s'attendait à ce que la Phonak ne réagisse pas. Je suis très heureux, mais je sais bien que ça ne les dérange pas trop que j'ai le maillot."
Sylvain Chavanel (Cofidis): "C'est une grosse déception. J'y croyais beaucoup. Sur un relais, j'ai voulu retourner en dernière position derrière Quinziato. Il n'a pas voulu relayer. On a joué, on a perdu tous les deux. Je me demande si je vais finir par en gagner une (étape). On était serein. Ce n'était pas usant, même s'il a fait très chaud. Un succès aurait été l'étincelle. Je vais essayer de nouveau, je suis loin au général. Il faut tenter. J'essaye un maximum mais cela ne veut pas sourire. Cela m'a fait très plaisir d'entendre mon nom sur les bords des routes, beaucoup de gens m'ont encouragé, de vrais supporteurs."
Alain Gallopin (directeur sportif de la CSC): "Il y a des jours où ça sourit. Ce n'était pas une tactique délibérée de mettre Voigt devant. Jens est pratiquement tous les jours dans les échappées. Demain, il va sans doute se tenir tranquille. On a eu une première semaine difficile, mais on a su garder nos valeurs et notre travail d'équipe. Le sponsor nous a soutenus. On lui doit le respect."
Jens Voigt (All, CSC): "Je n'avais peut-être pas les meilleures jambes de ceux qui étaient dans l'échappée. Mais j'étais celui qui voulait le plus la victoire. Par rapport à moi, car j'avais terminé dernier du contre-la-montre. Par rapport à l'équipe aussi. Nous ne sommes plus que six coureurs. Nous avons eu quatre chutes, beaucoup de malchance. Le moral est revenu dans l'équipe. Quand je suis venu dans l'échappée, je me suis dit: 'Non, pas encore moi'. Mais le coup est parti. Dans le final, je me suis dit: 'Cette étape est pour moi'. J'ai dit à Pereiro qu'il avait de bonnes chances de prendre le maillot jaune, qu'il avait intérêt à collaborer avec moi. Je suis très content. Jusqu'à présent, on ne peut pas dire que j'avais réalisé un bon Tour. Je me suis ôté un gros poids des épaules. J'ai sauvé mon affaire."
Michel Laurent (Directeur sportif du Crédit Agricole): "Phonak a peur de ne pas pouvoir assurer son rôle de leader dans les Alpes. Ils ont sans doute espéré filer le maillot à une équipe qui leur donnera ensuite un coup de main. D'autres équipes auraient peut-être dû rouler pour le podium car ça pourrait être gênant pour eux à l'avenir."
Vincent Lavenu (directeur sportif d'AG2R): "Ce n'était pas notre intérêt de tenter de reprendre le maillot jaune. Phonak avait visiblement choisi de s'en débarrasser. Pendant deux jours, nous, on a joué le coup. Je pense qu'il y a des calculs plutôt que des arrangements dans le peloton. Il est vrai que les équipes ne courent plus comme avant. Personne n'assume le jaune. Tout le monde a peur des semaines à venir. Je ne suis pas certain que la Phonak puisse de toute façon le défendre en montagne. C'est sans doute pour ça qu'ils l'ont donné à Pereiro, pour se décharger des efforts qui sont liés."
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