"C'est incomparable"

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Vainqueur à Luz-Ardiden, Samuel Sanchez (Euskaltel) avait du mal à réaliser à la fin de l'étape. L'Espagnol, qui s'est imposé près de chez lui, juge ce succès "incomparable" à son titre lors des JO. Evans, Voeckler, Thomas, Basso, voici toutes les déclarations de la 12e étape du Tour de France.

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Samuel Sanchez (ESP/Euskaltel), vainqueur de l'étape: "Je n'arrive pas à y croire, gagner ici à Luz-Ardiden devant tous nos supporters, ça rajoute à la beauté de la victoire. Il y a dix ans Roberto Laiseka s'imposait ici. J'avais vu que Gilbert était parti devant dans la descente, il avait un équipier devant et moi aussi avec Ruben Perez. Là, j'ai compris qu'il y avait quelque chose à faire parce que les Schleck n'avaient plus qu'un équipier avec eux, et Contador aussi. On s'est bien entendu devant (avec Vanendert). Par rapport à mon titre olympique, c'est différent. On profite de chaque. Les JO, ça s'est passé loin dans une atmosphère différente. Mais gagner sur le Tour, c'est incomparable surtout ici dans les Pyrénées."
Cadel Evans (AUS/BMC), 3e du général: "Aucun moment n'est confortable dans le Tour. On est qu'au début des montagnes, on est encore loin de Paris. Si l'équipe continue à travailler comme ça, on sera dans une très bonne position à Paris. Il faut rester calme et continuer comme ça. La première étape de montagne ou arrivée au sommet, il se passe toujours des choses inattendues et d'autres attendues. Des choses qu'on fait, d'autres qu'on ne peut pas faire..."
Jelle Vanendert (BEL/Omega Pharma), 2e de l'étape: "J'ai commencé l'étape sans trop savoir à quoi m'attendre. Je ne connaissais pas ces cols. Mais j'ai pu rivaliser avec les meilleurs, ça confirme que je suis en grande forme. Dans les derniers kilomètres, je me suis dit que je pouvais gagner. J'ai tenté d'y aller à 500 mètres de l'arrivée mais j'avais trop de toxines. Je ne pouvais pas lutter avec Samuel Sanchez. J'ai beaucoup travaillé depuis le début du Tour, pour Philippe Gilbert. J'espère pouvoir continuer."
Thomas Voeckler (FRA/Europcar), maillot jaune: "Je me suis fait mal aux jambes. Ce n'est pas inespéré mais ce n'était pas gagné au départ. J'avais dit que logiquement je devrais le perdre... Je suis content d'avoir eu tort. Il faut croire que le maillot jaune donne une motivation... L'équipe Europcar a été à la hauteur, aussi bien sur le plat que dans les ascensions. Pierrot (Rolland) a fait un gros boulot à la fin".
Geraint Thomas (GBR/Sky), 25e du général: "Je me sentais bien et les encouragements de la foule m'ont beaucoup aidé. C'est génial de faire la course en tête dans un jour comme celui-ci. J'ai peut-être attaqué trop fort dans le Tourmalet, il a fallu que je lève le pied parce que je voulais pouvoir grimper Luz-Ardiden aussi. On n'avait que 2 minutes 30 d'avance au pied de la dernière ascension, donc je ne me faisais pas trop d'illusions, mais j'ai quand même continué. Je pensais qu'être rattrapé à 7 kilomètres de l'arrivée ce n'est pas trop mal mais ensuite il m'a semblé que j'avais pédalé pendant encore une demi-heure! On essaiera à nouveau".
Damiano Cunego (ITA/Lampre), 7e de l'étape: "Le rythme de la dernière ascension était rapide mais la bataille a vraiment commencé quand les frères Schleck ont attaqué. J'ai préféré continuer à pédaler régulièrement et ne pas répondre tout de suite aux attaques. Ca a été le bon choix et ça m'a permis d'arriver avec les meilleurs".
Jérôme Pineau (FRA/Quick Step), 52e de l'étape: "Je suis rassuré sur le fait que je vais surement passer la montagne tranquillement et tenter quelques fois ma chance. Avec des jambes comme aujourd'hui (jeudi), l'étape de demain (vendredi) peut me convenir. Je suis content. J'ai fait la dernière montée à mon rythme maximum pour voir où j'en étais. Je ne crois pas avoir perdu du temps sur les premiers. Ce qu'a fait Sylvain (Chavanel, auteur d'une échappée) est grand. Il faudrait que vous le voyiez se lever le matin, comment il peut lever le bras. Il a l'orgueil du champion. Il n'a pas fait un énorme numéro comme il sait faire, mais ce qu'il a fait c'est déjà beau parce qu'il n'a qu'un bras. Et bravo à Hoogerland qui a défendu son maillot alors qu'il avait 33 points de suture."
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