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Froome, Pinot, Bardet... Tous se réjouissent de ce Tour 2016 au parcours "très complet"

Froome, Pinot, Bardet… le parcours du Tour 2016 les a déjà conquis

Le 20/10/2015 à 20:03

Avec quatre arrivées au sommet, autant en bas d’une descente, et deux chronos individuels escarpés, le parcours du Tour 2016 a déjà conquis ses futurs acteurs. Portés sur l’offensive, les Français Romain Bardet et Thibaut Pinot auront de quoi faire. Et le vainqueur sortant, Chris Froome, estime que ce tracé lui convient mieux que celui de l’an passé.

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Chaque année, la même rengaine : ce parcours-là est-t-il plus dur que le précédent ? Pour le Tour de France 2016, cela ne semble pas le cas. Ou en tout cas, ce n’est pas ce qui ressort en premier de la bouche des coureurs présents lors de la présentation officielle, ce mardi au Palais des Congrès à Paris. Le vainqueur Chris Froome présente la recette pour gagner ce 103e Tour "très complet" : "Il faudra bien grimper, bien descendre, bien rouler, et être protégé du vent."

L’an passé, on avait frisé l’overdose de rendez-vous au sommet (neuf en comptant le Mur de Huy, Mûr-de-Bretagne et Mende). Cette année, ils sont aussi nombreux que les arrivées jugées en bas d’une descente.

  • Quatre pour les arrivées en altitude
    Andorre-Arcalis (9e étape)
    le Mont-Ventoux (12e étape)
    Finhaut-Emosson (17e étape)
    Saint-Gervais Mont Blanc (19e étape)
  • Et quatre en bas des descentes
    Lac de Payolle (7e étape), après le col de l’Aspin
    Bagnères-de-Luchon (8e étape), au bas du col de Peyresourde
    Culoz (15e étape), après les Lacets du Grand Colombier
    Morzine (20e), la veille de l’arrivée, au bas du col de Joux-Plane.

Bardet : "propice à une course de mouvement"

Cette part belle aux descentes n’est pas pour déplaire aux audacieux, aux pourfendeurs de l’attentisme qui caractérise trop souvent les courses de côte. "Oui ça me plait. Ça donne des scénarii de course plus ouverts que les arrivées au sommet, comme au Ventoux, estime Romain Bardet, vainqueur à Saint-Jean-de-Maurienne l’été dernier et 9e du général. Les organisateurs veulent tirer profit de toutes les aspérités du terrain pour offrir une course de mouvement. Et je m’inscris bien dans ce registre-là."

Vincent Lavenu, son manager chez AG2R La Mondiale, s’en réjouit également : "Oui on peut envisager des attaques avant de basculer. Ce n’est pas comme une arrivée au sommet, y’a toujours possibilité de se refaire ou de faire la différence. Dans l’ensemble, le Tour nous convient bien.". "C’est un beau parcours", abonde Thibaut Pinot. Le 3e du Tour 2014, qui vise "une place le plus près possible du podium", fait déjà les yeux doux à l’étape de Finhaut-Emosson, en Suisse, un pays où il a souvent brillé.

Il ajoute : "C’est bien échelonné, et la montagne arrive au bout de 5 jours (la 5e étape qui arrive à Lioran, emprunte trois ascensions dans son final, dont la dernière à trois kilomètres de l’arrivée, ndlr). C’est bien pour nous les grimpeurs". Cela laissera effectivement moins de temps pour les favoris de perdre toute illusion au général. Il n’y aura pas de pavés. Mais les deux premières étapes seront tracées en grande partie au bord de la Manche, donc exposés au vent et propices aux bordures.

Romain Bardet

Romain Bardet Imago

Froome : "Ce tracé me va mieux que celui de l’an passé"

Pour Froome, ce parcours semble bien favorable aux "coureurs plus aggressifs", tels Nibali, mais qui devrait lui faire du Giro son principal objectif. Mais le Britannique l’affirme : "Ce tracé me va bien mieux que celui de l’an passé." Le double vainqueur du Tour devrait en effet trouver son bonheur dans les 54 kilomètres de chrono individuel (contre 13 l’été dernier). Et dans l’ascension "historique" du Mont Ventoux, où il garde un très bon souvenir de sa victoire en 2013. "On avait vu beaucoup d’écart. Et je crois que ça sera la même chose en 2016."

"J’aime bien le parcours, clame également Dave Brailsford. Ce qui est intéressant avec le Tour, c’est qu’il pose des problématiques différentes chaque année." Auxquels le manager de l’équipe Sky, qui ne laisse jamais rien au hasard, compte à nouveau bien s’adapter au mieux : "Si Froome a gagné l’an passé, il est capable de s’imposer sur ce parcours-là".

Chris Froome

Chris FroomeAFP

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