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Tour de France : Coquard n'a jamais été aussi proche d'en claquer une

Coquard n'a jamais été aussi proche d'en claquer une

Le 05/07/2016 à 20:29Mis à jour Le 05/07/2016 à 20:56

Encore placé ce mardi avec une deuxième place à Limoges, Bryan Coquard n'a jamais semblé aussi proche de décrocher une première victoire sur le Tour. Cette 4e étape nous a également rassurés sur le talent d'équilibriste des coureurs.

L'histoire du jour

C'est rageant. 7e à Utah Beach, 3e à Angers, Bryan Coquard s'est encore rapproché d'un premier succès sur les routes d'un Tour de France en prenant la 2e place à Limoges. Il avait reconnu la 4e étape, l'avait coché et demandé à toute son équipe de travailler. Et, à un demi-boyau près, le Français aurait été récompensé de sa régularité depuis sa première participation à la Grande Boucle (14 top 10 depuis 2014) et aurait glané un 14e succès cette saison. D'autant que, cette fois, difficile de lui reprocher quoi que ce soir. Lundi, il avouait que son directeur sportif lui avait reproché de ne pas avoir lancé son vélo. Il l'a bien fait à Limoges mais cela n'a pas suffi. C'est peut-être même ce qui lui a coûté la victoire. A trop vouloir frotter, il en a changé sa trajectoire pour venir au duel à l'épaule à Kittel et y a sans doute perdu l'étape.

Ça n'enlève rien à cette sensation qu'il a franchi un cap, qu'il fait partie des tous meilleurs sprinteurs du monde l'accompagne désormais lors de chaque dernier kilomètre. Sur le Tour, il lutte avec les Greipel, les Kittel, les Cavendish et autres Sagan. Mais jusqu'ici, cela reste une sensation. Surtout en World Tour où Coquard n'a encore jamais gagné. Alors, oui, il appartient à une équipe continentale, ceci expliquant en partie cela. Mais à sauter un échelon, il manque ce petit plus au sprinteur de Direct Energie qui transforme la frustration en bouquet.

Marcel Kittel et Bryan Coquard au coude à coude à l'arrivée à Limoges

Marcel Kittel et Bryan Coquard au coude à coude à l'arrivée à LimogesAFP

On a aimé

Après trois jours marqués des chutes plus ou moins graves, le peloton a connu une journée plus tranquille ce mardi. Malgré des routes parfois étroites et un dangereux ralentissement à 3,5km, tous les coureurs sont parvenus à rester sur leur vélo, au prix parfois de jolis reflexes. Une bonne nouvelle pour les favoris comme pour la santé des coureurs, même si certains se ressentent toujours de la méchante chute de la 1re étape (Morkov).

On n'a pas aimé

Après une étape disputée à un train de sénateur, les coureurs ont remis le moteur en route vers Limoges. Et s'il a fallu attendre la flamme rouge pour voir du spectacle, difficile d'en vouloir aux coureurs cette fois. Franchement, messieurs les organisateurs, éviter d'enchaîner deux étapes de suite de plus de 220km sans véritable difficulté…

Juste pour savoir

3e, 1er, 4e, 3e : Peter Sagan l'a joué placé en ce début de Tour. Mais quand va-t-il enfin terminer à cette fameuse 2e place qui lui était si cher ces dernières années ?

Après Julian Alaphilippe et Bryan Coquard, quel sera le prochain Français de la génération 1992 à faire 2e d'une étape du Tour ? Alexis Gougeard (AG2R La Mondiale) ou Christophe Laporte (Cofidis) ?

Qu'est-il arrivé à André Greipel dans le sprint final ? Bien placé dans la roue de Kristoff à 300m de la ligne, l'Allemand de la Lotto-Soudal s'est soudainement relevé. Pas son genre…

Trois stats à retenir

17. Avec dix-sept points de la montagne distribués sur la route du Lioran, le maillot à pois de Jasper Stuyven (Trek-Segafredo) est gravement menacé. Le Belge n'en compte que quatre.

60. Rien qu'avec ses points marqués ce mardi (50 pour le succès, 10 à l'intermédiaire), Marcel Kittel (Etixx-Quick Step) occuperait la 6e place du classement par points. Actuellement, il est troisième.

677. Avec 216km encore au programme ce mercredi, le peloton aura parcouru pas moins de 677km en trois jours pour aller de la Manche au Cantal. Une traversée de la France supersonique. A un rythme de sénateur.

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