"Je suis en avance"

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Rassuré par ses récentes sorties, Jan Ullrich aborde le Tour de Suisse, où il a un titre à défendre, avec un gros moral. A trois semaines du départ du Tour de France, le coureur de Rostock affiche sa confiance, estimant qu'il est mieux préparé que ces der

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Entré dans la dernière ligne droite de sa préparation pour le Tour de France, Jan Ullrich se veut optimiste. Comme d'habitude, certes. Mais sa conviction peut apparaître justifiée. Cinquième du Grand Prix de la Forêt Noire puis deuxième à Gippingen, l'Allemand n'a pas perdu son temps le week-end dernier. "Après ces deux courses, je sais que je suis dans la bonne direction", a-t-il estimé sur son site internet.
Simplement battu au sprint par le Suisse Alexandre Moos (Phonak) dimanche, il n'en tirait aucune amertume. "Bien sûr, j'aurais préféré gagner à Gippingen et signer ma première victoire de la saison. Mais après les efforts de la veille, je n'avais plus trop de jus. Peut-être que je devrais regarder plus souvent comment fait Erik (NDLR: Zabel) dans les sprints", ironise le leader de la T-Mobile.
"J'en avais assez de l'entraînement"
Après un énorme travail foncier, dont il commence à tirer les bénéfices en compétition, Ullrich se donne encore une marge de progression. "Ce qui me manque, c'est de convertir ma puissance en vitesse, explique-t-il. J'ai encore deux kilos de trop sur la balance, mais il me reste le Tour de Suisse pour les perdre". Mais globalement, les choses se présentent bien. "Je suis convaincu que je suis un peu en avance par rapport aux années précédentes", affirme-t-il.
Tenant du titre en Suisse, l'unique vainqueur allemand de la Grande Boucle aborde l'échéance sans pression, avec pour seule perspective de peaufiner sa préparation. Pas question de se tromper d'objectif. "Le point d'orgue de ma saison, c'est le 2 juillet. Pas avant. L'important, c'est de courir. J'en avais assez de l'entraînement. On peut davantage pousser ses limites en compétition", reprend-il.
Le coureur cycliste moderne est une mécanique de haute précision, qui nécessite un réglage au millimètre afin d'être prêt le Jour J. A 31 ans, Ullrich se connaît suffisamment pour ne pas se tromper. Mais l'expérience n'exempte pas la souffrance, surtout quand il s'agit de la plus grande course du monde. "Le Tour de France est toujours aussi difficile. C'était vrai en 1996, ça l'est encore aujourd'hui. La seule différence, c'est qu'à l'époque, je ne rêvais que de voir Paris. Maintenant, je veux gagner", livre l'Allemand.
Armstrong dans la tête
En Suisse, en Toscane (où il s'est beaucoup entraîné durant le printemps), en Allemagne ou ailleurs, la France occupe déjà ses pensées, c'est une évidence. Et tout ce qui le ramène au Tour le ramène à Lance Armstrong. Peut-être plus encore qu'une deuxième victoire, c'est la perspective de battre le Texan qui le motive. "Le Tour reste intéressant avec ou sans Armstrong, mais, c'est vrai, je voudrais le battre pour sa dernière participation", admet-il.
Jan the Man en est d'ailleurs persuadé, ce Tour 2005 tournera, comme les autres, autour de sa rivalité avec Armstrong. " Chaque année, les spécialistes prédisent l'arrivée de nouveaux prétendants, relève Ullrich. Bien sûr, il y a Basso et Cunego, et les Espagnols sont forts aussi. Mais au final, la course se résume souvent à un duel entre Lance et moi ". Il lui reste 22 jours pour mettre toutes les chances de son côté. Avant l'ultime duel.
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