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Les Schleck répètent
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Publié 10/06/2011 à 17:50 GMT+2
A trois semaines de ce Tour de France sur lequel ils fantasment toujours, Frank et Andy Schleck ont décidé de faire du Tour de Suisse leur dernier galop d'essai avant le rendez-vous de juillet. Avec deux épreuves chronométrées et quatre étapes de montagne, le test est significatif.
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Crédit: Eurosport
Le compte à rebours a commencé. Samedi, lorsque débutera le Tour de Suisse, il restera très exactement trois semaines avant le coup d'envoi du Tour de France. L'épreuve helvétique sert donc d'ultime préparation pour bon nombre de coureurs. A commencer par les frères Schleck. Andy et Frank mèneront, avec la star locale Fabian Cancellara, l'équipe Leopard-Trek du 11 au 19 juin. L'écurie luxembourgeoise sort la grosse armada. Elle est quasiment en configuration Tour de France, d'ores et déjà.
Il est vrai que ce Tour de Suisse a vraiment l'allure d'un mini Tour de France. Un prologue pour commencer, un contre-la-montre de 31 kilomètres pour finir et, entre les deux, quatre véritables étapes de montagne sur les six étapes en ligne prévues au programme. "Nous voulions un parcours formidable et sélectif, explique l'ancien coureur suisse Beat Zberg, aujourd'hui membre de l'organisation. Il est fait pour ceux qui ont de réelles ambitions. Il faudra être costaud." Le prologue, assez long (plus de 7 kilomètres) donnera le ton dès samedi. Cancellara fera figure de grandissime favori sur un tracé quasiment identique à celui de l'an dernier, dans les rues de Lugano. Le quadruple champion du monde du contre-la-montre s'y était d'ailleurs imposé.
Le gratin... du sprint est là
La suite risque, en revanche, de s'avérer trop montagneuse pour le Bernois. Certes, Cancellara avait remporté le Tour de Suisse en 2009, mais cette édition avait été rabotée de ses principaux cols. Rien de tel cette fois. Bien au contraire. Le parcours est annoncé comme étant montagneux avec une arrivée en altitude dès le deuxième jour (Crans-Montana) et le passage au sommet de grands cols alpestres tels que le Nufenen (2478 m d'altitude, le "toit" de la course) et le Grimsel. Dès les deux premières étapes en ligne, la hiérarchie devrait ainsi être sérieusement éclaircie. Au total, quatre cols classés en hors catégorie et trois autres estampillés 1re catégorie réparties sur quatre étapes.
Malgré le chrono final, voilà un terrain de jeu a priori favorable aux frères Schleck, surtout Frank, un peu plus en avance que son frère cadet dans sa préparation. Andy, lui, a zappé le Tour du Luxembourg et n'a plus couru depuis la Californie. Frank, lui, est tenant du titre et il n'entend pas faire de la figuration, même s'il ne se trompe évidemment pas d'objectif. "Je reprends la même idée que l'an passé, a annoncé le vainqueur 2010 (devant un certain Lance Armstrong) dans les colonnes du journal luxembourgeois Le Quotidien. Ce n'était pas forcément pour le gagner mais se mettre en confiance. Et ce Tour de Suisse me semble encore plus dur que l'an passé. Il ne faut surtout pas se mettre dans le rouge trop tôt. Le principal, c'est le Tour de France". Néanmoins, il serait étonnant de ne pas le voir dans le coup pour la victoire finale.
Outre les Schleck, l'épreuve réunit nombre de coureurs déjà tournés vers le Tour qui ont opté pour la course suisse plutôt que pour le Dauphiné. L'équipe RadioShack aligne son trio de leaders vétérans (Klöden, Leipheimer, Horner). On retrouvera également Ryder Hesjedal (Garmin), en quête de ses meilleures sensations. Paradoxalement, même s'ils n'auront que peu d'occasions de briller, les sprinters seront en force. Mark Cavendish est là, mais aussi Andre Greipel, Tom Boonen, Thor Hushovd, Robbie McEwen ou Matthew Goss. Tout ce petit monde s'est donné rendez-vous en Suisse, avec, déjà, un coin de la tête de l'autre côté des Alpes...
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