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Les raisons d'un choix
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Publié 04/08/2005 à 11:00 GMT+2
Présent sur le Tour du Benelux, Erik Zabel est revenu sur les raisons de sa rupture avec l'équipe T-Mobile. L'Allemand assure que sa non-sélection pour le dernier Tour n'a pas pesé dans sa décision, pas plus que l'aspect financier. Son choix n'a été dicté
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Crédit: Eurosport
Il faudra s'y habituer et ce ne sera sans doute pas simple. En 2006, Erik Zabel ne portera plus le célèbre maillot magenta de la plus célèbre équipe allemande. Depuis ses débuts professionnels en 1992, le Berlinois n'avait connu qu'une seule formation. Qu'elle s'appelle Telekom ou T-Mobile, elle était son équipe et celle de Jan Ullrich. L'an prochain, elle ne sera plus que celle du coureur de Rostock.
Avec une pointe d'amertume, Zabel s'apprête donc à tourner non pas une page, mais un véritable roman. "Les négociations avec T-Mobile ont montré que nous avions des points de vue trop différents, explique le quadruple vainqueur de Milan-San Remo. Je ne souhaite pas trop entrer dans les détails, car nous avons décidé d'un commun accord de garder tout cela confidentiel. Mais je peux dire une chose: je ne pars pas pour une question d'argent".
Ludwig: "C'est dommage mais..."
Pour beaucoup, la rupture s'est opérée pour de bon lors de la non-sélection du sprinter pour le Tour de France. Un manque de reconnaissance difficilement acceptable. Lui prétend pourtant le contraire. "J'ai eu du mal à encaisser, mais j'aurais pu éventuellement mettre ça derrière moi", assure-t-il. Reste que même la nouvelle proposition mise sur la table par T-Mobile (deux ans de contrat suivi d'un rôle d'ambassadeur), n'a pu le convaincre.
Du côté de la direction sportive de T-Mobile, on est officiellement consterné de son départ. "Nous regrettons vraiment que les négociations n'aient pu aboutir. Chaque partie avait son idée précise des choses. Elles n'ont pu se rejoindre", lance Olaf Ludwig. Mais on perçoit à travers ses propos que l'affaire était entendue avant même que tout le monde se mettre autour de la table. "C'est dommage bien sûr, mais ce sont des choses très communes dans le sport professionnel", poursuit le technicien allemand.
"Courir encore trois ans"
Sauf qu'Erik Zabel n'est tout de même pas un coureur comme les autres. Dans le peloton, et encore moins dans cette équipe. Mais il n'en veut pourtant pas à son directeur sportif: "Je vais garder beaucoup d'amis dans cette équipe, parmi les coureurs mais aussi dans le staff. Je vais rester en contact avec Olaf Ludwig. Il est l'homme de la situation pour assurer la transition (NDLR: Avec le départ de Walter Godefroot en fin de saison) au sein de l'équipe. Je lui souhaite beaucoup de succès".
"Je veux encore courir pendant trois ans et j'avais des offres plus attractives sportivement ailleurs", lance encore Zabel, qui vient tout juste de fêter son 35e anniversaire. Cet ailleurs, il refuse encore de le dévoiler, même si une rumeur persistante l'annonce aux côtés d'Alessandro Petacchi chez Domina Vacanze en 2006. "Je parlerai de tout ça plus tard, en temps voulu", précise l'ancien maillot vert du Tour. Sans doute bientôt.
13 ans, presque une vie
Il a tout de même du mal à croire que cette équipe ne sera bientôt plus la sienne. Dans trois mois, il ne lui restera que des souvenirs, forts et nombreux. "J'ai passé 13 années ici. Toute ma carrière. C'est presque une vie", constate l'Allemand. A la fin de sa carrière sportive, Erik Zabel n'exclut rien. Ni un rôle de consultant à la télé, qu'il a découvert lors du dernier Tour, ni un poste de directeur sportif. "Je pourrais même revenir chez T-Mobile, pourquoi pas", finit-il par confier.
D'ici là, il n'a rien changé à son programme. Après le Tour du Benelux, où il espère étoffer un palmarès 2005 maigrichon, il sera au départ du Tour d'Espagne puis des Mondiaux sur route de Madrid. Ce jour-là, comme un symbole, il ne portera déjà plus le maillot de la T-Mobile, mais celui de l'équipe d'Allemagne. Et sur un parcours qui sied à merveille à ses qualités, il pourrait même emmener dans ses valises un petit maillot arc-en-ciel. Comme une douce revanche...
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