Fuglsang s'interroge

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Valeur montante de la formation Leopard Trek, Jakob Fuglsang s'inquiète de son avenir et de son statut dans l'équipe après la fusion annoncée avec RadioShack. L'armée mexicaine qui se prépare ne lui dit rien qui vaille. Du coup, le Danois n'exclut pas d'aller voir ailleurs la saison prochaine.

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Crédit: Eurosport

Jakob Fuglsang se sentait bien chez Leopard-Trek. Pas sûr que le Danois se trouve aussi à l'aise dans la nouvelle structure RadioShack-Nissan-Trek, équipe issue de la fusion sportive entre Leopard et RadioShack. Johan Bruyneel, appelé à devenir le nouveau manager de cette superproduction 2012, aimerait compter sur Fuglsang. Mais cette envie est-elle réciproque? C'est tout sauf sûr. "Je n'aime pas particulièrement la situation dans laquelle je suis aujourd'hui, mais je ne peux pas faire grand chose d'autre qu'attendre", a confié jeudi l'ancien coureur de Saxo Bank au site internet Ekstrabladet.dk.
Dès le début de cette histoire, Fuglsang a fait part de son scepticisme. Lorsque la création de cette nouvelle structure a été annoncée, en pleine Vuelta, le Scandinave avait tiqué. "Ce n'est pas vraiment ce qui était prévu quand je me suis engagé dans le projet Leopard Trek, avait-il rappelé. Là, il y a des équipiers qui donnent tout pour moi sur ce Tour d'Espagne, et ils ne savent même pas s'ils auront une équipe l'année prochaine. C'est difficile à gérer pour tout le monde." Lui n'a pas ce souci. Son statut lui confère une sécurité certaine. Il le sait: "je suis à peu près sûr que j'aurais une équipe en 2012. Reste à savoir laquelle."
"On ne m'avait pas dit ça quand j'ai signé"
Chez Leopard Trek, le deal était assez clair. Sur le Tour, Fuglsang devait travailler pour Andy et Frank Schleck, ce qu'il a fait sans broncher. Mais sur d'autres épreuves, comme la Vuelta, il avait le loisir de jouer sa carte et il l'a plutôt bien fait, en terminant à la 11e place. A 26 ans, il possède encore une bonne marge de progression. Il n'est pas franchement emballé à l'idée de devenir la 7e ou la 8e roue du carrosse si des coureurs comme Andreas Klöden, Chris Horner ou Janez Brajkovic devaient venir se greffer à l'effectif. "On ne m'avait pas dit ça quand j'ai signé. La donne est en train de changer", note-t-il.
Au-delà des implications sportives, le Danois regrette la façon dont les choses se sont passées, dont elles ont été présentées aussi. Il y a eu trop de maladresse selon lui. "Franchement, je suis déçu, explique-t-il. La communication a été catastrophique. Le staff avait peut-être ses raisons pour agir de la sorte, mais cela a laissé beaucoup de coureurs dans le doute." Le moins que l'on puisse dire, c'est que, sur le fond comme sur la forme, Jakob Fuglsang est loin d'adhérer pleinement à ce qui pourrait être sa future équipe. Avis aux amateurs, car il pourrait ne pas être insensible à certaines propositions.
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