Frustré d'avoir été écarté de l'équipe T-Mobile pour le Tour de France 2005, Erik Zabel a pris la décision de quitter la formation allemande, dimanche. Après 13 années passées sous les couleurs de la T-Mobile, le sprinter allemand a annoncé qu'il avait décidé de refuser la dernière proposition de l'équipe allemande. "Je pense que j'aurais mérité mieux", a-t-il déclaré déçu."Ce départ est très difficile pour moi. J'ai négocié avec Olaf Ludwig (ndlr: directeur sportif de T-Mobile), mais nous ne sommes pas tombés d'accord"
Mais plus que cette histoire de contrat, ce qui a fait pencher la balance pour un départ est la décision de la Majenta de ne pas le sélectionner pour le Tour de France. L'une de ses épreuves fétiches. Depuis cette décision, les relations entre le sprinter et ses dirigeants s'étaient détériorées."J'ai reçu un coup où cela fait le plus mal", avait expliqué le sprinteur.
Avec Petacchi?
Après avoir remporté 12 étapes et le classement par points à six reprises sur la Grande boucle, l'Allemand, qui n'a remporté qu'une victoire cette saison au Grand Prix de Francfort, ira donc faire les beaux jours d'une autre formation. A 35 ans, Zabel n'a pas précisé le nom de sa future équipe. Toutefois, les journaux italiens ont annoncé depuis quelques jours qu'il devrait rejoindre l'équipe Domina Vacanze.
L'ancien maillot vert du Tour de France aurait même signé un contrat de trois ans avec la formation transalpine qui a déjà recruté Alessandro Petacchi. Les termes du contrat précisant que le sprinter Italien se concentrera sur le Tour d'Italie et Zabel sur le Tour de France. Mais selon d'autres sources, l'Allemand pourrait rejoindre l'équipe suisse Phonak. "Je n'ai pas encore signé le contrat avec ma nouvelle équipe et donc je ne peux encore citer son nom" , a précisé Zabel, qui a remporté 191 victoires dans sa carrière depuis 1993 .
Pour T-Mobile ce départ est nouveau coup dur. En effet, la formation de Jan Ullrich, qui a pour ambition de succéder à Lance Amstrong sur le Tour, se prive d'un nouveau grand nom, après la signature du Kazakh Alexandre Vinokourov à Liberty Seguros. Un signe de déclin de la grande formation allemande ou une volonté de se rajeunir. Une affaire à suivre...
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