Sur la lancée d'Athènes

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Forte des six podfiums dont trois titres conquis aux Jeux d'Athènes l'an dernier, la France veut surfer sur cette vague olympique pour briller aux Championnats du monde qui s'ouvrent à Leipzig, samedi. Et avec l'ambition de devancer l'Italier et la Russie

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Crédit: Eurosport

Le nouveau directeur technique national, Michel Sicard, a ,par prudence choisi la fourchette basse -"entre 3 et 5 médailles" - en fixant son objectif. C'est que Maître Sicard, qui a guidé pendant 8 ans les épéistes messieurs a ces plus beaux succès, connaît trop les aléas du sport et de l'escrime en particulier. Pour rappel, avant la récolte athénienne, la France avait connu un étiage de 4 médailles (et 1 seul titre) aux Mondiaux 2003 disputés à La Havane.
"Je n'aime pas faire de pronostics et, d'autre part, je n'ai pas voulu mettre une pression excessive sur les entraîneurs. Mais il est certain que tous ont des objectifs de médaille. Et si vous interrogez les quatre épéistes, chacun espère revenir avec une médaille individuelle, plus celle par équipes", souligne Michel Sicard.
Dans la continuité
Le DTN qualifie de "changement dans la continuité" le nouveau cours de l'escrime française. Si, sur les chaises au bout des pistes, les visages ont changé, ils ne sont pas non plus inconnus. Sauf au sabre féminin, arme pour laquelle Pierre Guichot a encore des challenges à relever, les entraîneurs l'olympiade précédente étaient arrivés au terminus de leur quête. Ils ont laissé la place à leurs assistants. Ainsi, Patrice Menon, ancien pape du fleuret masculin, a été nommé directeur du haut niveau.
Cette révolution tranquille, voulue par Frédéric Pietruzska, président de la Fédération française (FFE) depuis le 20 mars dernier, a rassuré les athlètes. Comme depuis deux décennies, l'épée et le fleuret masculin continuent d'alimenter les espérances de médailles. Champion olympique et du monde (2002) par équipes, or en individuel aux Mondiaux 2003, l'épéiste Fabrice Jeannet, perché sur ses 193 centimètres, reste la référence d'un quatuor particulièrement ambitieux.
France-Italie
Au fleuret, où la rivalité France-Italie s'exaspère comme ce fut le cas à Athènes en individuel, le champion olympique Brice Guyart semble avoir surmonté les difficultés d'adaptation aux nouvelles règles, notamment celle de l'augmentation du temps d'impact (qui passe de 8 à 15/1000es de seconde). Le tireur du Vésinet sera notamment épaulé par Erwann Le Pechoux, 23 ans, vainqueur de la Coupe du monde 2005.
"Je préfère compter parmi les favoris plutôt que d'arriver dans une situation d'outsider", remarque le gaucher d'origine breton, qui a connu une progression régulière ces dernières années. Victime d'une déchirure de l'aponévrose (enveloppe) du quadriceps droit durant l'été, la sabreuse Anne-Lise Touya, championne du monde 2001, est rétablie. Après la déception des Jeux, la jeune femme défend désormais seule le prestige de la famille.
Ses frères, les sabreurs Damien et Gaël, ont mis un terme à leur carrière après la médaille d'or par équipes aux JO. "Mais l'équipe de sabre n'est pas orpheline. Elle tient la route" , remarque néanmoins le DTN. Pour sa part, la Guadeloupéenne Laura Flessel-Colovic, médaille d'argent individuelle à Athènes, n'a pas abdiqué. A bientôt 34 ans, elle veut renouer avec cet or qui la fuit depuis les Mondiaux 1999 à Séoul.
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