2010 Mondiaux Escrime Equipe de France - From Official Website
 
Article
commentaires
Escrime > Mondiaux

Objectif or

Objectif or

Par Eurosport
Dernière mise à jour Le 05/11/2010 à 13:36 -
Par Eurosport - Le 05/11/2010 à 13:36
Trois armes, une semaine de compétition et 12 épreuves sont au programme des Mondiaux de paris. L'équipe de France, après une saison 2010 chaotique, vise modestement entre 4 et 6 médailles. Tour d'horizon des forces en présence tricolores avant le début des phases finales, samedi, au Grand Palais.

FLEURET

Dames: Longtemps, ce fut le maillon faible de l'équipe de France. Le parent pauvre, même. Pas de leader, pas de réservoir et pas de résultats. Mais dans le sillage d'Astrid Guyart et Corinne Maitrejean, les choses ont changé depuis quelques années, grâce notamment à l'apport de l'entraîneur national, Franck Boidin, qui a su tirer ce groupe vers le haut. Avec deux filles dans le Top 16 mondial, une médaille n'est pas hors de portée, que ce soit en individuel ou par équipes. Surtout par équipes, d'ailleurs, où l'homogénéité du groupe et la complicité entre les filles, réelle, peut s'avérer un atout. Un podium à Paris permettrait de sortir définitivement de l'ombre le fleuret féminin français. C'est maintenant ou jamais.

Le groupe: Corinne Maitrejean (31 ans), Astrid Guyart (27 ans), Virginie Ujlaky (26 ans), Gaëlle Gebet (26 ans)

Messieurs: Le grand absent, c'est évidemment Brice Guyart, champion olympique à Athènes en 2004. Les fleurettistes partent un peu dans l'inconnue. Comme souvent ces derniers années, le clan français compte sur Erwann Le Péchoux pour tirer son épingle du jeu. Mais après avoir été très régulier dans le Top 5 mondial, le Breton a connu un coup de moins bien cette saison. Il sera néanmoins tête de série. Intrinsèquement, le podium est dans ses cordes mais il a souvent buté en quarts de finale au plus haut niveau. La mauvaise nouvelle est venue jeudi de Térence Joubert, qui s'est blessé à une cuisse lors des qualifications. Il doit renoncer à ces mondiaux. Par équipes, les Bleus restent sur une saison très décevante. "Quelque chose s'est cassé en 2008, quand nous n'étions pas au programme des Jeux de Pékin, avoue Le Péchoux. Depuis, on a du mal à retrouver une cohérence collective. On peut faire une médaille, mais il faudra montrer autre chose, d'autant qu'on a un tableau compliqué."

Le groupe: Erwann Le Péchoux (28 ans), Victor Sintes (30 ans), Jérémy Cadot (23 ans), Marcel Marcilloux (30 ans)

EPEE

Dames: Expérience, expérience, expérience. Avec quasiment deux quadras (Laura Flessel et Hajnalka Kiraly), le groupe a du vécu. Sans oublier Maureen Nisima, qui à 29 ans n'est pas une nouvelle venue non plus puisqu'elle était déjà là à Nîmes en 2001. Les filles se connaissent par coeur et cette longévité au plus haut niveau est sans conteste un avantage dans l'épreuve par équipes. Dans le tournoi individuel, Flessel ne vise évidemment rien d'autre que l'or. "Si j'ai l'argent ou le bronze, je prendrais, mais il est évident que je pense au titre", a confié la Guêpe. Mais le tableau n'a pas gâté les Françaises. Flessel et Kiraly pourraient s'affronter dès le 2e tour, pour une place en 8e de finale. Mauvaise pioche pour Maureen Nisima, qui se situe dans la même partie de tableau que la championne olympique Britta Heidemann.

Le groupe: Laura Flessel (39 ans), Hajnalka Kiraly (39 ans), Maureen Nisima (29 ans), Nathalie Alibert (26 ans)

Messieurs: Traditionnellement, c'est l'arme forte de l'équipe de France depuis une dizaine d'années. Par équipes, les Bleus ont systématiquement remporté l'or, que ce soit aux Mondiaux ou aux Jeux Olympiques, depuis 2004. L'an dernier, à Antalya, ils ont prouvé qu'ils pouvaient gagner sans Fabrice Jeannet, jeune retraité. Une fois encore, ils viennent pour l'or. Tout autre résultat qu'un podium serait vécu comme une catastrophe. Sacré champion d'Europe à Leipzig cet été, Jean-Michel Lucenay nourrit de grosses ambitions. Paradoxalement, il lui a toutefois fallu par les qualifications vendredi. Un obstacle franchi sans encombre. Sur un jour, Fabrice Jeannet et Ulrich Robeiri ont eux aussi les moyens de rafler une médaille. Sans doute l'arme la plus homogène et celle qui présente le plus de garanties de par la régularité de ses résultats au plus haut niveau.

Le groupe: Jérôme Jeannet (33 ans), Jean-Michel Lucenay (32 ans), Ulrich Robeiri (28 ans), Gauthier Grumier (26 ans)

SABRE

Dames: Avec Jérôme Jeannet, Carole Vergne fut la seule médaillée en individuelle l'an dernier à Antalya. Elle n'avait pas perdu son temps en Turquie puisqu'elle avait également ramené de l'argent dans l'épreuve par équipes, avec Léonore Perrus et Solenne Mary. Mais la saison 2010 a été plus compliquée et seule Perrus était directement qualifiée pour le tableau de 64. Les autres, dont Carole Vergne, devront passer par les qualifications vendredi. Cette dernière a vécu une saison pourrie par les blessures. Du coup, elle arrive sans repères, mais aussi sans pression. Si elle franchit le cap piégeux des qualifs vendredi, il faudra se méfier d'elle samedi...

Le groupe: Carole Vergne (25 ans), Leonore Perrus (26 ans), Solenne Mary (29 ans), Cécilia Berder (20 ans)

Messieurs: A l'instar des filles à l'épée, les sabreurs français risquent de se tirer dans les pattes. En cas de victoire au premier tour, Nicolas Lopez et et Boladé Apithy se retrouveront dès le deuxième. Lopez a pour lui l'expérience positive des Jeux de Pékin (or par équipe, argent en individuel), mais Apithy a été le plus régulier cette saison. Ce duel sera un crève-cœur, en espérant qu'il ait lieu, ce qui signifierait qu'ils ont évité la sortie de route d'entrée. Julien Pillet et Boris Sanson sont plus isolés dans leur partie de tableau. Par équipes, les Bleus se doivent une revanche. Brillants à Pékin lors des Jeux il y a deux ans, ils avaient déçu à Antalya en ne prenant que la huitième place. Ils espèrent évidemment beaucoup mieux au Grand Palais.

Le groupe: Nicolas Lopez (30 ans), Boris Sanson (29 ans), Julien Pillet (33 ans), Boladé Apithy (25 ans)