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Brady, saison terminée !
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Publié 08/09/2008 à 10:15 GMT+2
Coup de tonnerre en NFL. Tom Brady, MVP de la ligue l'an passé, s'est blessé au genou lors du premier match de la saison face à Kansas City, dimanche soir. Le quarterback vedette de New England devrait manquer l'intégralité du championnat. Un énorme coup
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Tom Brady avait fini la saison dernière sur une immense déception sportive, en perdant un Superbowl que tout le monde promettait à New England et à sa star. Mais ce n'était rien à côté du cauchemar qu'il a vécu dimanche pour ouvrir l'exercice 2008-2009. Le golden boy de la NFL a vu sa saison basculer dès le premier match, face à Kansans City. Au coeur du premier quart-temps, sur un plaquage du safety des Chiefs, Bernard Pollard, son genou a plié. Le pire scénario pour un quarterback. S'il devra attendre des examens complémentaires, plusieurs sources ont déjà fait office d'une absence d'au moins six mois, ce qui signifie que sa saison est d'ores et déjà terminée.
A l'issue de la rencontre, Bill Belichick, le coach des Patriots, n'a pas souhaité communiquer sur la blessure de Brady. "Je n'ai pas d'informations précises pour le moment, et je doute que ça intéresse grand monde", avait-il tenté de lancer pour détendre l'atmosphère. D'autres se sont chargés d'apporter des précisions. "C'est mauvais. Très mauvais. On va devoir jouer sans lui", lâchait un membre du staff médical. Brady souffrirait d'une rupture des ligaments croisés du genou gauche. Pollard, le bourreau du triple MVP de la Ligue, avait émis son propre diagnostic. "Il avait visiblement très mal. Quand vous entendez un cri comme ça, vous savez ce que c'est en général" , a confié le défenseur de Kansas City.
Moss: "Ça fait mal"
Si le verdict médical devait être confirmé, et il y a toutes les raisons de croire qu'il le sera, le coup serait terrible pour le joueur comme pour son équipe. A 31 ans, Tom Brady fait pourtant partie des rocks de la NFL, puisqu'il a débuté dimanche son 128e match consécutif. Il n'est donc pas le genre de joueurs à cumuler les pépins physiques. Mais la machine s'est enrayée à l'intersaison, avec une blessure au pied droit, qui l'a contraint à manquer l'intégralité de la pré-saison au mois d'août. Un contretemps ennuyeux, mais sans commune mesure avec le coup de poignard du destin qui l'attendait dimanche.
La blessure du meilleur joueur de la Ligue change forcément la donne, notamment dans la conférence américaine, où les appétits vont inévitablement s'aiguiser. Indianapolis et San Diego deviennent de fait les deux principaux prétendants à une place au Superbowl, avec Pittsburgh et Jacksonville en outsiders de luxe. Quant aux Dallas Cowboys, ils sont propulsés au rang de favoris numéro un pour le prochain Superbowl. Quid de New England? On voit mal comment les Pats pourraient aller chercher une quatrième couronne sans leur maître à jouer. Certes, ils se sont imposés dimanche face à Kansas City (17-10), et Matt Cassel, son suppléant, s'en est parfaitement tiré. Lui qui n'avait lancé que 39 passes en trois ans a fini le match à 13 sur 18 à la passe, 152 yards et un touchdown. "J'étais prêt, assure Cassel. C'est le rôle d'un quarterback remplaçant d'être prêt à entrer à n'importe quel moment."
Mais sur le long terme, l'absence de Brady risque de s'avérer insurmontable pour Bill Belichick. Une place en playoffs reste dans les cordes de la franchise de Boston, mais l'intelligence de jeu de Brady, son sang-froid, son expérience et son talent feront forcément défaut tôt ou tard. Son aura, aussi. Rien ne le prédestinait à devenir une star. Pourtant, au-delà de ses succès en tant que joueur, Brady, à la fois gendre idéal et amant d'actrices d'Hollywood et de top models, avait conquis l'Amérique toute entière. Le joueur et le leader sont irremplaçables. Il suffisait de voir la tête de Randy Moss, l'autre star de l'attaque de New England, dimanche soir, pour s'en convaincre. "Pour être honnête, ça fait mal. The show must go on, dit-on."
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