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Boghossian se défend
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Publié 16/05/2011 à 20:26 GMT+2
Alain Boghossian, entraîneur-adjoint de l'équipe de France, a assuré à l'AFP ne pas avoir touché d'argent pour participer à un match amical à Grozny. S'il affirme avoir été "surpris" de recevoir en cadeau une montre sertie de diamants, la FFF a décidé de le convoquer pour faire le point.
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Alain Boghossian, entraîneur-adjoint de l'équipe de France, va être convoqué dans les prochains jours par la FFF, révèle L'Equipe mardi matin. La fédération veut avoir des éclaircissements sur le match amical disputé par l'ancien international à Grozny. Lundi, Alain Boghossian, entraîneur-adjoint de l'équipe de France, s'était déjà défendu. Il a assuré ne pas avoir touché d'argent pour participer à ce match amical et affirme avoir été "surpris" de recevoir en cadeau une montre sertie de diamants de la part du chef de la police locale. "C'était une initiative privée, cela ne concernait pas mon engagement à la Fédération française de football, a réagi Alain Boghossian. L'entraîneur-adjoint de l'équipe de France est mis en cause après son voyage en Tchétchénie où il a disputé un match amical la semaine dernière. J'ai pris des congés pour pouvoir jouer ce match. Il n'a jamais été question d'argent. C'est un joueur qui m'a fait la demande. J'ai accepté parce que cela concernait des oeuvres caritatives et humanitaires, pour des enfants."
"Cette région du monde n'est pas loin de la terre de mes ancêtres, a ajouté l'ancien champion du monde et d'Europe, d'origine arménienne. Ce sont des peuples qui ont souffert. Je me sens proche d'eux par rapport à mes origines. Je voulais donc donner un coup de main et amener un peu de chaleur. Il n'y avait aucune connotation politique ou financière, je ne connaissais pas le régime en place "Depuis mon retour, j'ai compris ce qui s'était passé en Tchétchénie. Je regrette comment cela a été exploité à la télé", a-t-il poursuivi.
Des images d'Alain Boghossian recevant son cadeau de prix après le match organisé mercredi dernier par le très controversé président de la république de Tchétchénie, Ramzan Kadyrov, à l'occasion de l'inauguration du nouveau stade de Grozny ont été diffusées dimanche par Canal Plus. Deux jours auparavant, le champion du monde 1998 avait affirmé à l'Equipe n'avoir pas "pris un euro" pour participer à ce match. Canal + a affirmé que les participants avaient été payés entre 20 000 et 50 000 euros en moyenne pour participer à cette rencontre amicale le 11 mai.
"Oui, encore une affaire"
D'autres anciens footballeurs français, Fabien Barthez, Jean-Pierre Papin et Manuel Amoros étaient également présents à Grozny, aux côtés d'anciennes vedettes internationales, comme l'Argentin Diego Maradona, le Portugais Luis Figo ou l'Italien Franco Baresi. La plupart de ces joueurs ont disputé un match amical face à une équipe locale composée d'anciens internationaux et de hauts responsables russes dans un nouveau complexe sportif d'une cinquantaine d'hectares situé dans la banlieue de Grozny. L'ex-gardien international français Barthez était présent mais n'a pas fait son entrée sur le terrain pour disputer cette rencontre dénoncée par certains comme de la propagande pour le président de la Tchétchénie.
Cette république est dirigée d'une main de fer par Ramzan Kadyrov, critiqué par des défenseurs des droits de l'homme qui l'accusent d'être impliqué dans des enlèvements et des assassinats. Mais le leader tchétchène garde le soutien du Kremlin qui s'appuie sur lui pour contenir une rébellion islamiste présente dans tout le Caucase du Nord. Grand amateur de football, M. Kadyrov, 34 ans, était l'un des attaquants de la "sélection" russe, dont le capitaine était le vice-Premier ministre et représentant spécial du président russe dans le Caucase du Nord, Alexandre Khloponine, 46 ans.
"Oui, encore une affaire" a répondu Chantal Jouanno à des journalistes qui l'interrogeaient alors que la Fédération française de football sort d'une semaine marquée par deux enquêtes dans l'affaire dite des quotas. "Mais je ne veux rien dire de plus", a dit Mme Jouanno.
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