FRANCK RIBERY, grâce à la victoire face à Stuttgart (4-1), le Bayern est quasiment champion. Mais il faut remettre ça en Coupe de l'UEFA...
F.R. : C'est vrai, on peut dire qu'on est champion, mais la saison n'est pas finie. Le plus important pour nous aujourd'hui, c'était de préparer avec une victoire notre match de Coupe de l'UEFA contre Saint-Pétersbourg. On sait que cela va être difficile, on commence à être fatigué, mais on a une très belle fin de saison qui nous attend, il y a encore beaucoup à gagner. Dans le vestiaire après le match, on avait déjà évacué cette victoire, on a commencé à se concentrer sur le match de jeudi.
Cette pression et cette obligation de résultats ne semblent pas vous affecter: à peine rentré en jeu, vous marquez deux buts superbes...
F.R. : J'essaie de faire abstraction de la pression. Pour moi, le plus important, c'est de me sentir en confiance et de me sentir apprécié. Au Bayern, c'est le cas et c'est pour cela que je ne me pose pas de questions quand j'entre sur le terrain. Je tente des choses, je marque deux buts. Au fond, je continue à jouer comme quand j'étais petit, quand je rêvais de remporter la Ligue 1.
Que vous inspire la différence de traitement entre vous, salué comme un héros par le public de l'Allianz-Arena, et votre compatriote Willy Sagnol, conspué à sa sortie du terrain ?
F.R. : Je trouve un peu dommage les sifflets qui ont visé Willy. Il a beaucoup donné à ce club, il revient de sept mois de blessure et ce n'est pas évident. Le plus important pour lui, c'est qu'il joue des matches dans la perspective de l'Euro 2008. Quant à l'accueil du public ici, cela me touche beaucoup. J'ai du mal avec l'allemand qui est une langue difficile, mais cela ne m'empêche pas de communiquer avec le public et mes partenaires. Les gens ne sont pas habitués à ce qu'on communique autant avec eux et ils aiment ça.
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