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Eric Thomas défend les amateurs et "affronte la crise"
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Publié 05/12/2012 à 17:34 GMT+1
Eric Thomas, président de l'association française de football amateur (AFFA), a présenté mercredi sa liste et son projet pour l'élection du 15 décembre à la tête de la FFF, prônant "l'union sacrée" des professionnels et des amateurs pour "affronter la crise".
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"Union sacrée" et "crise", Eric Thomas a employé des termes forts pour présenter sa liste et son projet pour l'élection à la tête de la FFF, prévue le 15 décembre. Déjà candidat en juin 2011 au nom du "football d'en bas", Eric Thomas, vice-président du club amateur de Montlouis-sur-Loire (Indre-et-Loire), avait obtenu 0,19% des voix face à Noël Le Graët, alors élu, et Fernand Duchaussoy.
Présentant les neuf personnes qui l'accompagnent sur sa liste, M. Thomas a estimé qu'elle était "l'équipe de la France qui s'engage tous les jours pour faire vivre les valeurs du football amateur dans ses principes citoyens, sociaux et éducatifs". Il a également évoqué la "seule vraie liste qui représente le foot amateur", tout en prônant une "union sacrée des professionnels et des amateurs pour affronter la crise actuelle".
Petit: "Le foot amateur se meurt"
"Nous avons rencontré la semaine dernière les dirigeants de l'UCPF (NDLR: le syndicat des clubs professionnels) et nous avons vu que nous n'étions pas les seuls à faire le constat que ça va mal, a-t-il dit. Nous voulons devenir partenaire de l'avenir du foot français."
A ses côtés, pour défendre un projet en 11 propositions, M. Thomas a réuni une équipe formée de dirigeants de clubs amateurs, dont deux femmes, et d'éducateurs, ainsi que d'un joueur professionnel, Johan Liébus, gardien de but à Reims (L2). Emmanuel Petit, président du comité de soutien mais qui ne fait pas partie de la liste, a de son côté dressé un tableau alarmiste de la situation du football français.
"Je suis issu du monde amateur, qui a été extrêmement important pour moi. Aujourd'hui, le foot amateur se meurt, surtout à travers son bénévolat. Même si la fédé fait des choses bien, il faut ne pas avoir peur de faire des réformes. Il y a des choses que l'on peut changer, avec du courage", a-t-il jugé. Outre Eric Thomas, Noël Le Graët et François Ponthieu, ancien président de la DNCG (Direction Nationale du Contrôle de Gestion) et ex-membre de l'ancien conseil fédéral, seront candidats le 15 décembre.
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