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La controverse de Madrid
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Publié 16/02/2004 à 18:30 GMT+1
Un parfum de scandale règne sur la Liga, après le choc de la 24e journée, dimanche soir, entre le Real Madrid et Valence. Les Merengue, qui ont arraché le nul à la dernière minute sur un penalty très généreux, sont soupçonnés de bénéficier des largesses d
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"Vol à Santiago Bernabeu", "Penalty imaginaire". La presse sportive espagnole s'en est donnée à coeur joie lundi matin, en revenant sur l'issue très controversée, c'est le moins que l'on puisse dire, du choc au sommet entre le Real et Valence. Mené 1-0 sur sa pelouse, le club madrilène était sur le point de perdre son fauteuil de leader au profit de son visiteur du soir. Heureusement pour eux, l'arbitre, M.Pedro Tristan Olivade leur a permis de sauver les meubles en accordant un penalty pour une faute (?) sur Raul, dans les arrêts de jeu.
Cette fois, le scandale n'est pas loin. Ce n'est pas la première fois cette saison, ni même ces derniers mois, que le Real s'en sort grâce à un petit coup de pouce du destin, ou plutôt du sifflet. L'erreur est humaine, mais la répétition de celles-ci finit par lasser une partie des médias et surtout des adversaires du Real. L'ampleur des réactions est à la hauteur de l'enjeu de la rencontre, considéré comme un des tournants de la saison.
"Un penalty politique"
Dans les colonnes de Marca, lundi matin, le dessinateur du journal joue la carte de l'ironie. "Le penalty était juste... Juste à la dernière minute. Et 100.000 personnes ont applaudi. 100.000 personnes ne peuvent avoir tort" peut-on lire en légende. Joueurs et dirigeants de Valence n'ont quant à eux pas envier de donner dans l'humoristique. "C'était un penalty politique ", estime carrément le défenseur italien Amedeo Carboni. "Jusqu'ici, je croyais à l'impartialité des arbitres", s'indigne de son côté Albelda.
Le président valencian, Jaime Orti, est encore plus véhément. "Je n'arrive pas à croire qu'ils aient encore fait le coup. Je me sens impuissant et en colère, c'est une vaste plaisanterie et cela se reproduit chaque année. Nous méritions de gagner, mais c'est interdit par le règlement. Si on nous traite de la sorte, nous ferions mieux de tous rester chez nous. Chacun a vu ce qui s'est passé et c'est une journée très triste pour le football espagnol ", a-t-il commenté, entre colère et résignation.
Il n'en fallait en tout cas pas davantage pour que la bonne vieille théorie du complot madrilène ressurgisse. Depuis bien longtemps, le Real est accusée d'être "l'équipe du gouvernement ". Tout est bon pour étayer l'hypothèse, certains n'hésitant pas à ressortir la vieille histoire de Di Stefano: recruté à la fois par le Real et Barcelone, il avait rejoint la capitale sur décision personnelle de Franco. Dans cette ambiance de corrida, les joueurs du Real et leur entraîneur, Carlos Queiros, jouent profil bas. No comment.
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