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C'est pour cette fois ?
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Publié 27/05/2010 à 14:43 GMT+2
Cinq ans après l'énorme déception de Singapour et la défaite de Paris face à Londres pour l'attribution des Jeux Olympiques, la France espère rafler la mise et accueillir l'Euro 2016 sur ses terres. Le dossier est au niveau et certaines choses ont changé. Suffisamment ?
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Excellence et angélisme. Sans doute les maîtres-mots de la candidature française pour l'obtention des Jeux Olympiques de 2012. A l'époque, le dossier français avait été unanimement reconnu par l'institution olympique et les observateurs comme le meilleur. Infrastructures routières, ferroviaires, hôtellerie, équipements sportifs : tout y était. Et ceci pour un coût maitrisé. Restait à attendre la désignation de la Ville Lumière par les membres du CIO... Le 6 juillet 2005, du côté de Singapour, tout ne s'est pas exactement passé comme prévu. Paris la belle a été vaincue par Londres la pragmatique.
Moins bien "notée" que Paris, Londres a décroché la timbale et le droit d'organiser le plus grand événement sportif de l'année 2012 pour son dossier, évidemment. Mais aussi et surtout en raison de l'activisme forcené de ses représentants. Parmi lesquels un certain Tony Blair. Premier ministre et charismatique au possible, le Travailliste était venu à Singapour et avait retroussé ses manches, rencontrant tout ce qu'il pouvait de personnes influentes et de membres du CIO. En anglais, on appelle cela lobbying. En français ? Pas d'équivalent...
Sarkozy et Platini...
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Cinq ans plus tard, la page de Paris 2012 est tournée. Et voici qu'approche à grands pas le vote de Genève pour l'Euro 2016. Pour éviter de revivre un tel désagrément et voir l'Italie ou la Turquie souffler l'organisation de l'événement, les Français semblent avoir changé de tactique. Le dossier, mis à part le volet stades qui reste légèrement en retrait, est très bon. Tout ce qui est lié aux infrastructures et équipements est d'un niveau remarquable.
Ajoutez à cela que la France et l'Etat ont décidé de prendre le taureau par les cornes, peut-être pas à la manière d'un Tony Blair, mais Nicolas Sarkozy, président de la République, a décidé de se rendre à Genève pour soutenir devant l'UEFA la candidature de la France. Il sera accompagné des ministre et secrétaire d'Etat en charge des Sports, Roselyne Bachelot et Rama Yade, et prendra la parole en fin de matinée. Va-t-il en faire un peu plus que ça et que Jacques Chirac en 2005 ? On ne sait pas. Et pour quel résultat ? Là aussi, il est difficile de répondre. Barack Obama, tout aussi charismatique qu'il soit, n'a pas fait gagner Chicago dans la course aux Jeux 2016.
Autre reproche fait à la candidature française pour les Jeux 2012, celle de l'absence de représentants tricolores dans les hautes instances internationales et le manque d'influence qui en découle. Cinq ans après, la situation a évolué dans le bon sens. On pourrait citer Dominique Strauss-Kahn à la tête du FMI, Jean Todt patron de la FIA, Bernard Lapasset pour l'IRB ou... plus simplement Michel Platini aux commandes de l'UEFA. L'un des deux meilleurs joueurs de l'histoire du football français menant l'institution dirigeant le football européen, on serait tenté d'y voir comme un avantage. En est-ce un ? Sans doute. Influent, Platini l'est par essence. Et si "Platoche" ne votera pas, il aurait laissé entendre ses préférences envers son pays natal. Ça comptera forcément.
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