"L'heure est grave"

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Pour Antoine Kombouaré, "l'heure est grave" depuis le décès d'un supporter des suites de la rixe du 28 février entre fans parisiens rivaux, ajoutant qu'il était "inconcevable de voir tant de violence et, maintenant, un mort".

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Comment avez-vous préparé ce match particulier à huis clos à Nice?
A.K. : On va expérimenter ce match sans supporter. Ca va être une expérience nouvelle et je suis d'ailleurs curieux de voir comment on va se comporter. J'espère que ça ne va pas ressembler aux matches qu'on fait en semaine, aux oppositions... On se tient prêt, et il ne faut pas se trouver des excuses. Ce sont trois points à prendre et il faut préparer au mieux ce match à Auxerre.
Justement, comprenez-vous la position de l'AJA qui se plaint du préjudice?
A.K. : Je n'ai pas à commenter les décisions. Le problème aujourd'hui, c'est que tout le monde parle, donne son avis. Nous, on reste concentré sur notre travail.
Les différents évènements, et notamment la mort du supporter, ont-ils perturbé le travail de la semaine?
A.K. : C'est clair que c'est dur. Le contexte est délicat. C'est inconcevable de voir tant de violence et maintenant un mort. Pour moi, le foot est une fête, un spectacle. Je ne le conçois pas comme ça. Aujourd'hui, l'heure est grave. Il y a eu un drame qui touche le PSG et le foot français. Il faut trouver des solutions.
Lesquelles à votre niveau, par exemple?
A.K. : Il n'y a pas d'inquiétude concernant notre avenir. Aujourd'hui, plus que la Ligue des champions ou l'Europa League, c'est le PSG qui fait les grands titres malgré lui. On ne peut pas en faire abstraction. La meilleure façon d'aider le club, c'est d'apporter des résultats pour avoir un classement plus conforme à nos ambitions. Il faut faire ce qu'on sait le mieux faire, c'est-à-dire sur le terrain.
Sentez-vous les joueurs concernés, soucieux par ce qui se joue en dehors de l'équipe?
A.K. : Les joueurs connaissent la situation mais elle n'est pas faite pour arranger les choses. Elle n'est pas arrivée du jour au lendemain. Avant d'avoir des joueurs, j'ai des hommes. Tout le monde réagit différemment. C'est la première fois que nous sommes face à cette situation. On a des discours de groupe, en interne. C'est important de parler, mais aussi d'écouter les joueurs, d'avoir des retours.
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