Football - Ligue 1
28/07/2010 - 17:54 - Mis à jour le 28/07/2010 - 19:01Montpellier, la saison d'après

Montpellier n'est plus promu. Mieux, Montpellier est désormais européen. Pour sa deuxième saison en Ligue 1, le club de Louis Nicollin va devoir éviter la crise de croissance après une saison flamboyante (5e). René Girard la joue prudent et les Héraultais se contenteraient volontiers d'un top 10.
Il va falloir digérer. C'est entendu, Montpellier a réalisé une saison XXL l'an passé avec une cinquième place et la Ligue Europa à la clé. Désormais, le MHSC doit assumer son nouveau statut. Pas franchement une mince affaire. Non seulement, le club de la Paillade sera davantage attendu cette saison mais il devra jongler entre quatre compétitions dont la très exigeante Ligue Europa. Une Coupe d'Europe qui a plus d'une fois plombé les ambitions en L1 de nombreux clubs de l'Hexagone. "Notre objectif numéro 1 reste la Ligue 1. On sait que la Ligue Europa pompe les énergies, on est averti. Est-ce un cadeau empoisonné ? Je ne sais pas, peut-être", nous a confié René Girard, le coach du MHSC.
Il faut être armé pour mener de front une campagne nationale et des batailles sur le Vieux Continent. Or, Montpellier a payé cher sa dernière saison convaincante. Deux de ses plus brillants joyaux sont partis dans des clubs au standing supérieur : l'attaquant colombien Victor Hugo Montano, meilleur buteur du MHSC avec 11 réalisations en L1, est parti à Rennes en compagnie du talentueux Johann Carrasso et surtout Tino Costa, maître à penser et à jouer du onze héraultais l'an dernier, a débarqué en Liga, à Valence. "Notre groupe fonctionnait bien l'an passé, on regrette de ne pas repartir tous ensemble. Mais je m'en doutais. Ces deux joueurs avaient émis le souhait de signer dans un grand club, on ne va pas pleurer non plus", a mis au point Girard.
Des ambitions mesurées
Avant de poursuivre, un brin fataliste : "Forcément, je suis un peu frustré de voir partir des joueurs de ce talent mais c'est le lot des clubs comme Montpellier. Nous sommes avant tout un club formateur. Il ne faut pas être surpris de voir des joueurs nous quitter." Prévoyant, Montpellier a anticipé ces départs en misant sur trois recrues : l'international chilien Marco Estrada, milieu de terrain censé remplacer Costa, Hasan Kabze, "attaquant racé, fin techniquement, le successeur de Montano", selon Girard, et Olivier Giroud, 21 buts en L2 l'an dernier "bon technicien et excellent point de fixation." Trois paris qui découvrent l'élite. De leur capacité à s'acclimater à un nouveau championnat dépend une partie du parcours de Montpellier.
Dans ces conditions, les objectifs sont certes ambitieux pour un club qui ne disputera que sa deuxième saison consécutive parmi l'élite mais timorés pour un pensionnaire du top 5 l'an dernier. "Il faut être raisonnable pour éviter ce piège de la deuxième saison qui n'est jamais simple. On sera plus attendu et notre jeu sera peut-être moins insouciant. Terminer dans les dix premiers serait une belle performance. Ce qu'on vise avant tout : installer durablement le club en Ligue 1", tempère René Girard. Mieux vaut prévenir que guérir.















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