Perdus de vue

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Après une excellente saison, six joueurs de Ligue 1 ont complètement raté leur l'entame de championnat. Certains ont même entrainé leur formation dans leur chute. De Gignac à Rémy en passant par Sessègnon, tour d'horizon de joueurs clés devenus joueurs quelconques. A eux de rectifier le tir.

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GERVINHO (LILLE) : Soyons honnête, on attendait beaucoup plus de Gervinho à Lille. L'Ivoirien n'a pas montré grand chose depuis son arrivée dans le Nord. D'abord, il y a les chiffres : aucun but, aucune passe décisive en quatre rencontres (dont trois démarrées sur le banc de touche). Pour un milieu offensif censé faire oublier Bastos, la comparaison est cruelle. Ensuite, il y a une impression. L'ancien Manceau, inspirateur du jeu sarthois depuis deux saisons, n'a pas encore pris la mesure de son nouveau collectif. Encore remplaçant en Ligue Europa, il a inscrit son premier but sous les couleurs lilloises face à Valence. Un déclic ?
ANDRE-PIERRE GIGNAC (TOULOUSE) : Le meilleur buteur du dernier exercice (24 buts) n'est que l'ombre de lui-même depuis le mois d'août : un seul but marqué depuis août et un manque de réussite étonnant pour celui qui s'était fait remarquer par son sens du but et son instinct de tueur dans la surface adverse. Symbole de cette mauvaise passe, son dernier match à Nancy où Gignac a raté un bon nombre d'opportunités. Comment expliquer son mauvais début de saison ? Un nouveau statut lourd à porter ? Un transfert avorté à Lyon lourd à digérer ? Des arrière-gardes plus vigilantes ? Sans doute un peu de tout ça. Mais surtout le doute qui s'installe. Et quand un buteur gamberge...
LOIC REMY (NICE) : A l'image de Gignac, Loïc Rémy a beaucoup de mal à confirmer son statut d'international. A l'image de Gignac, les approches lyonnaises durant l'été lui ont peut-être tourné la tête. Comme Gignac, le Niçois n'a inscrit qu'un seul petit but depuis la reprise des hostilités en août. Nice est relégable et n'a marqué que trois buts cette saison. Forcément, Loïc Rémy a sa part de responsabilité puisqu'il est l'atout principal des Azuréens en attaque. Forcément quand Rémy boîte, c'est tout le collectif niçois qui titube.
MICKAEL PAGIS (RENNES) : Pas une seconde de temps de jeu. Des apparitions dans le groupe certes mais c'est une bien maigre consolation pour Mickaël Pagis, taulier de Ligue 1 du haut de ses 241 rencontres parmi l'élite et de ses 67 buts. Il est la cinquième option offensive de Frédéric Antonetti qui n'a jamais semblé compter sur lui. A 36 ans, serait-ce la saison de trop pour l'ancien Marseillais ? Difficile à croire. L'an dernier, Pagis s'était distingué en inscrivant six buts et en prenant en main certaines rencontres. A l'image d'un Rennes-Lyon (3-0) où il inscrivit un triplé retentissant le 5 octobre 2008. Il y a un an. Une éternité pour lui.
STEPHANE SESSEGNON (PARIS) : Depuis août, le Béninois se fait plus discret au sein de l'entrejeu du PSG alors que l'an passé, il planait le plus souvent sur chacune des rencontres des Franciliens. Sessegnon n'est pas franchement dans son assiette. Deux passes décisives viennent masquer un apport relativement pauvre dans le jeu et des choix pas toujours judicieux. Une frustration qui a éclaté au grand jour face à Monaco lorsque le milieu offensif du PSG s'est rendu coupable d'une semelle dangereuse sur Adriano. "Il a un rôle de cadre, de leader. Mais un leader de jeu doit être un leader dans son comportement", témoigne Antoine Kombouaré dans les colonnes de l'Equipe.
ETIENNE CAPOUE (TOULOUSE) : Nommé lors des trophées UNFP parmi les meilleurs Espoirs de Ligue 1, le milieu défensif toulousain a démarré le nouvel exercice la tête dans le seau. Beaucoup moins précis dans ses transmissions, beaucoup plus brouillon dans la récupération, Capoue ne parvient pas à concrétiser les espoirs semés l'an passé. Le collectif des Violets s'en ressent forcément.
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