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Le maître et l'élève
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Publié 26/04/2005 à 13:00 GMT+2
Le choc face au Milan AC aura une saveur toute particulière pour Heurelho Gomes, le gardien du PSV Eindhoven. Le portier brésilien va en effet livrer un duel à distance avec Dida. Plus qu'un simple compatriote, le dernier rempart milanais est surtout son
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Que les joueurs lyonnais se rassurent, ils ne sont pas les premiers ni les derniers à avoir subi la loi d'Heurelho Gomes lors d'une séance de tirs au but. C'est même la grande spécialité du gardien du PSV Eindhoven. Une semaine après avoir mis fin aux rêves continentaux de l'OL, Gomes a d'ailleurs remis ça en demi-finale de la Coupe des Pays-Bas, face au Feyenoord Rotterdam, stoppant à nouveau deux tentatives adverses.
"Contre Lyon, avant la séance, j'avais promis à Guus Hiddink que j'en arrêterais au moins deux, raconte le Brésilien. J'ai toujours beaucoup travaillé cet aspect de mon jeu quand j'étais au Brésil, mais j'ai encore amélioré ma technique avec les entraîneurs ici. Il faut rester immobile et attendre le dernier moment que le joueur vous indique où il va tirer. Le gardien ne doit surtout pas bouger en premier, sinon il a perdu".
"Vous avez vu ses bras?"
Son envergure, impressionnante (1,91m), lui est également d'un grand secours. "Je n'aimerais pas devoir tirer un penalty face à lui, assure Philip Cocu. Ce gars-là est capable de dépasser les poteaux en plongeant. Sur sa ligne, il est vraiment très impressionnant". "Vous avez vu ses bras? Je n'ai jamais vu des bras aussi longs", affirme quant à lui Hans Van Breukelen, gardien du PSV lors de la campagne victorieuse de 1988 en Coupe des champions.
S'il s'est fait un nom contre Lyon, en se montrant décisif après avoir paru fébrile en certaines occasions (notamment dans le jeu au pied), Gomes devra franchir un nouveau palier devant le Milan AC. Mais si le natif de João Pinheiro est impressionné à l'idée de défier le club lombard, ce n'est pas par la perspective de croiser la route de Shevchenko, Kaka ou Crespo, mais bien celle de Dida, son homologue milanais.
"Je vais jouer contre mon idole"
Sans exagérer, il présente ce dernier comme son modèle et son mentor. "Dida est un des mes amis. Il m'a toujours servi d'exemple, en montrant la voie à prendre pour réussir en Europe notamment", explique Heurelho. La complicité entre les deux hommes ne date pas d'hier. Gomes fut le successeur de Dida à Cruzeiro, lorsque le portier international traversa l'Atlantique en 2001 pour rejoindre Milan.
Depuis, le cadet a toujours rêvé de suivre les traces de son aîné. "Ce fut un grand honneur pour moi de prendre sa place à Cruzeiro quand il a quitté le club, poursuit le portier du PSV. J'ai toujours voulu être aussi bon que lui. Maintenant, j'ai du mal à croire que nous serons l'un contre l'autre en demi-finale de la Ligue des champions. Le match de mardi s'annonce vraiment fantastique pour moi. Je vais jouer contre mon idole."
Objectif Mondial 2006
L'élève n'a pas encore dépassé le maître. Au tour précédent, Dida a écoeuré l'Inter à lui tout seul, quand Gomes est apparu sujet à des sautes de concentration. Mais pour Guus Hiddink, pas de doute, la pioche est bonne. "Il possède toutes les qualités pour atteindre le plus haut niveau mondial", juge l'entraîneur batave. Derrière son idole et Marcos, titulaire lors du sacre brésilien en 2002, Gomes espère se frayer une place dans le groupe des 23 pour le Mondial 2006. "Ce n'est plus seulement un rêve, mais un objectif", clame-t-il.
Les deux rencontres à venir face au Milan AC peuvent lui permettre de s'en approcher. "On dit le Milan AC favori? C'est bien normal", concède Gomes, avant de glisser, en guise d'avertissement: "Mais le PSV voudra montrer qu'il n'est pas arrivé à ce stade de la compétition par le simple fruit du hasard. Nous sommes tous très motivés". Lui le sera sans doute encore un peu plus que les autres...
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