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PSG : Lucas Moura, une étoile est née à Valence

Lucas, une étoile est née

Par Eurosport
Dernière mise à jour Le 13/02/2013 à 14:49 -
Par Eurosport - Le 13/02/2013 à 14:49
Lucas Moura n'a pas raté sa première européenne avec le PSG. Avec un compromis vitesse-technique incomparable, Le Brésilien a dynamité la défense de Valence mardi soir.
 

Pour une première, c'est vraiment une sacrée réussite. Lucas Moura ne connaissait pas la Ligue des champions. C'est fait. Mais l'inverse est vrai aussi. La prestigieuse compétition européenne s'est découvert une nouvelle étoile mardi soir à Valence. Brillante. Étincelante. Sur son flanc droit, Lucas a fait la loi. Il a impressionné. Ébloui, même. Carlo Ancelotti avait vu juste la veille, en soulignant qu'avec "sa technique et sa vitesse", il pourrait jouer "un rôle important" dans ce huitième de finale aller. C'est peu dire que le jeune Brésilien a concrétisé cette intuition. Ce mercredi matin, la presse espagnole n'a que son nom à la bouche. Il a été désigné homme du match par quasiment tous les médias.

Pourtant, la grande première a failli tourner court. On ne jouait pas depuis deux minutes que le bizut gisait déjà sur le sol après s'être tordu la cheville. Heureusement, Lucas a fini par se relever. Vu ce qui allait suivre, il eut été dommage de rater ça. Ça, c'est un récital, entamé par une frappe sur le poteau à la dixième minute, qui aurait pu permettre au PSG d'ouvrir le score et à Lucas son compteur parisien. Qu'à cela ne tienne. Il a ensuite allumé incendie sur incendie, multipliant les départs de feu sur le flanc gauche de la défense espagnole. Guardado a dû se coucher avec un gros mal de tête et les jambes en compote. Sa capacité d'accélération et sa conduite de balle ont transformé Lucas en un poison absolument incontrôlable. Pour ne rien gâter, il joue juste et n'oublie pas de défendre.

"Il a les qualités pour réussir au très haut niveau"

Puis il y a eu le joyau de la 43e minute: toujours sur ce fameux côté droit, un vrai festival, où le Pauliste fait étalage de toute sa classe dans un petit périmètre pour pénétrer dans la surface. Du grand art. Mais pas de l'art pour l'art. Derrière, sa passe en retrait parfaite pour Javier Pastore a débouché sur le deuxième but parisien. Spectacle et efficacité, les deux mamelles du jeu de Lucas mardi soir. C'est peu dire qu'il a marqué les esprits. "Le PSG avait déjà beaucoup de grands joueurs et avec Lucas, il en a un de plus, constate Ernesto Valverde, admiratif. C'est un joueur extrêmement rapide mais aussi très technique et la combinaison de ces deux éléments est explosive. Je m'attendais à ce qu'il nous fasse mal."

Par chance pour Valence, la tornade brésilienne a arrêté de souffler quelques minutes après la pause. La faute à une cheville douloureuse. "Il a pris un coup avant la mi-temps, explique Carlo Ancelotti. Il a essayé de reprendre en seconde période mais il avait trop de douleurs, alors il est sorti. On va voir comment il va réagir dans les prochains jours." Il serait dommage que le PSG soit privé trop longtemps de sa nouvelle bombe. Ce qu'il a produit en Espagne donne l'envie de le revoir très vite. Sa première période à Mestalla suffit à l'installer comme un atout maitre du collectif parisien. Il est vrai que ce dévoreur d'espace a eu de quoi se régaler face à cette équipe de Valence très joueuse. Une attitude quasi-suicidaire face à des "serial killers" de la contre-attaque que sont ces Parisiens. Lucas en est le meilleur symbole.

Dans les entrailles de Mestalla, alors qu'il s'échinait une fois encore, un poil agacé, à marteler que David Beckham n'était pas une "pop-star" mais bien un "joueur de football" et que c'est pour ça qu'il l'avait recruté, Leonardo pouvait savourer le succès éclatant de son autre recrue hivernale. Personne n'est venu le titiller sur le sujet. A un confrère espagnol lui demandant s'il s'attendait à un tel match de son compatriote, le directeur sportif brésilien du PSG a répondu dans un sourire: "Si on est allé le chercher, c'est parce qu'on croyait en son potentiel. Les gens le découvrent, mais nous ne sommes pas surpris. Il a les qualités pour réussir au très haut niveau." Si son match de Valence doit constituer un avant-goût de sa carrière, le PSG peut saliver. Et l'Europe trembler.

 
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