Benfica-PSG - Laurent Blanc: "On n'est pas venu avec une équipe de 16 ans"

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S'il assume son turnover pour le match à Lisbonne, Laurent Blanc relativise et assure que le PSG aura une équipe compétitive mardi. Avec l'ambition de profiter.

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Un match facile à jouer, mais compliqué à préparer

Le PSG va connaitre une expérience assez peu commune, en tout cas pour un club français à moins qu'il ne soit déjà éliminé, et par conséquent un peu étonnante: jouer un match de Ligue des champions sans le moindre enjeu. "C'est assez rare de jouer un match de Ligue des champions qui ne soit pas décisif, souligne Laurent Blanc. Personnellement, ça ne m'était jamais arrivé." Déjà qualifié, déjà premier, Paris peut gagner 8-3 ou perdre 6-0 mardi soir à Lisbonne, ça ne changera rien à son destin. Sur un strict plan mathématique en tout cas. Mais il reste toujours quelque chose d'un match. D'une défaite surtout. Paradoxalement, si elle est simple à jouer, il y a donc des rencontres plus simples à préparer. "C'est très difficile de négocier un match comme ça, estime l'entraineur parisien, sans aucune pression de victoire. Mais ça doit être un plaisir de jouer un match comme ça."

Une motivation toute trouvée

Puisque le PSG n'a rien à gagner de concret dans la capitale lusitanienne, il doit chercher ailleurs des sources de motivation. Il y a bien quelques records "nationaux" à titiller ou chaparder (lien vers l'autre papier) mais Laurent Blanc en a trouvé une autre: "On m'a dit qu'aucune équipe française n'a encore gagné ici. En voilà un bon challenge et une bonne motivation. Ce ne serait pas mal que la première équipe à battre Benfica sur son terrain soit le PSG." C'est vrai que l'Estadio de la Luz, ancienne ou nouvelle version, n'a jamais réussi aux clubs français: 12 matches, quatre nuls et huit défaites, certaines particulièrement douloureuses, comme celle de l'Olympique de Marseille lors de la demi-finale retour de Coupe des champions en 1990, avec la fameuse main de Vata (1-0). Le PSG aimerait conquérir cette terra incognita. Et puis, autant avoir de bonnes vibrations ici: le stade lisboète sera le théâtre de la finale de la Ligue des champions 2014 au mois de mai prochain. On ne sait jamais…

Une dynamique à garder

Au-delà du symbole prestigieux que constituerait une première victoire à Lisbonne face au Benfica, le PSG n'a aucun intérêt à galvauder ce match. Une deuxième défaite en une semaine après l'échec à Evian, même si elle n'aurait évidemment rien de dramatique, serait toujours une défaite. Même avec une équipe remaniée. Le PSG est resté invaincu pendant une grosse trentaine de matches et près de sept mois. Les vertus d'une telle dynamique sont colossales. "On n’est pas là pour visiter Lisbonne, on est venu ici pour gagner un match de plus dans cette compétition", insiste Christophe Jallet, désireux de "conserver une vraie dynamique, même s'il y a eu l'accident à Evian." Laurent Blanc ne dit pas autre chose même s'il se place davantage dans une logique de jeu que de résultat. Dans son esprit, le second sera la conséquence du premier. "J'espère que le niveau technique et collectif sera le même que ces derniers temps, souligne-t-il. Voilà le but de ce match. On veut jouer ce match pour le gagner."

Au plaisir des jeunes

En dépit de ces bonnes intentions, Laurent Blanc ne pouvait pas ne pas saisir l'occasion de ce match sans enjeu sportif radical pour faire tourner son effectif. Ce genre d'occasion sera trop rare. Sans galvauder le déplacement lisboète, il va donc faire souffler certains piliers de son groupe (Ibrahimovic, Thiago Silva, Alex au repos, alors que Verratti et van der Wiel sont suspendus). Le XI de départ mardi soir pourrait être un des plus "exotiques" depuis le début de la saison, avec une charnière Marquinhos-Camara, et les présences simultanées de Digne, Jallet, Rabiot, voire Ongenda ou Coman.  Certains ont déjà joué, certains ont débuté même à plusieurs reprises, mais tous ensemble sur le terrain en même temps, ce serait une grande première.
"Oui, il y a certainement des joueurs en mal de temps de jeu et qui vont en retrouver", concède Blanc, qui assume tout en relativisant: "Je veux quand même faire comprendre que l'on ne va pas jouer qu'avec des jeunes. On n'est pas venu avec une équipe de 16 ans, il faut remettre les choses à leur place. Si je pense à l'équipe qui va débuter demain (mardi), je peux vous dire qu'il y aura des internationaux en puissance, donc ce sera pas une équipe de figuration." Mais cette équipe sera bel et bien new-look. A charge pour elle de prouver que la profondeur de banc du PSG est plus importante encore qu'on ne le dit. Quant aux jeunes, leur entraineur leur demande d'abord de pro-fi-ter. "C'est un match fabuleux à jouer pour eux, juge Blanc. C'est un match de Ligue des champions dans un stade magnifique, dans un lieu chargé d'histoire et sans aucune pression de performance individuelle ou de résultat. C'est une manière idéale de débuter en Ligue des champions pour certains."
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