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L'Atlético a joué à se faire peur, mais il a eu des nerfs et le dernier mot

L'Atlético a eu le dernier mot

Le 16/03/2016 à 08:20

LIGUE DES CHAMPIONS - Comme l'an dernier, l'Atlético Madrid s'est qualifié pour les quarts de finale à l'issue de la séance de tirs au but. Après le 0-0 de l'aller à Eindhoven, les Colchoneros et le PSV n'ont pas davantage réussi à marquer en 120 minutes mardi soir lors du huitième retour. Il a fallu une étouffante séance de tirs au but (8-7) pour que l'Atlético s'en sorte.

L'Atlético aime décidément jouer avec les nerfs de ses supporters.. Au bout d'un suspens interminable, et comme la saison passée face à Leverkusen, les Colchoneros ont dû passer par la séance de tirs au but face au PSV Eindhoven pour valider leur billet pour les quarts de finale mardi, à Madrid (0-0, 8-7 t.a.b.). Le pauvre Luciano Narsingh a précipité l'élimination des Néerlandais en frappant la barre, avant le tir au but victorieux de Juanfran pour les Madrilènes, qui figureront à ce stade de l'épreuve pour la troisième année consécutive.

Une issue cruelle pour le PSV, qui a fait ce qu'il fallait pour pousser l'Atlético jusqu'à cette séance de tirs au but. Remarquablement organisés tactiquement, les hommes de Phillip Cocu ont empêché les Rojiblancos de développer leur jeu et de se montrer menaçants. Plus repliés après la pause, ils ont même eu l'occasion de faire craquer les Espagnols avec une frappe de Jürgen Locadia déviée par Jan Oblak sur son poteau, et, sur le rebond, une reprise de la tête Luuk de Jong contrée par Filipe Luis (58e).

Torres trouve le poteau lui aussi

Le vrai tournant de ce match, car l'Atlético n'aurait certainement pas renversé la situation tant il a affiché un manque d'inspiration offensive sur l'ensemble de la rencontre. Antoine Griezmann y est pour quelque chose. Comme à l'aller, le Français a eu la meilleure opportunité de lancer les siens sur la voie de la qualification, mais il a échoué sur Jeroen Zoet (15e). De plus en plus effacé au fil du match, Griezmann n'a pas eu l'impact escompté, à l'image de quelques rares tentatives trop timides (43e, 83e, 104e).

Antoine Griezmann poursuivi par Andres Guardado et Jetro Willems lors d'Atlético-PSV

Antoine Griezmann poursuivi par Andres Guardado et Jetro Willems lors d'Atlético-PSVAFP

Ses coéquipiers n'ont pas été plus efficaces. Les Rojiblancos ont adressé pas moins de 26 tirs en 120 minutes, mais seulement 6 ont trouvé le cadre. Dont une frappe de Fernando Torres, entré un peu avant l'heure de jeu, qui a trouvé Zoet puis le poteau sur la meilleure opportunité madrilène (86e). Le gardien néerlandais a encore été impeccable sur une frappe de Filipe Luis avant de voir la reprise d'un Yannick Carrasco assez décevant filer au-dessus de la barre (62e). Comme les tentatives de Koke (47e), José Maria Gimenez (50e) ou encore Torres (76e).

Au moins, l'Atlético a su trouver les filets dans la séance de tirs au but. Le PSV aussi, pendant longtemps. Les 14 premiers tireurs ont tous transformé leur tentative pour donner à ce match un suspens toujours plus insoutenable. Et Narsingh a fini par craquer, pour le plus grand soulagement d'un public de Vicente-Calderon qui a connu une soirée pleine d'émotions. Mais il commence à en avoir l'habitude.

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