Stuart Pearce Angleterre Pays-Bas Février 2012 - AFP
 
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L'Angleterre peut mieux faire

L'Angleterre peut mieux faire

Par Eurosport
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Dernière mise à jour Le 01/03/2012 à 10:57 -
Par Eurosport - Le 01/03/2012 à 10:57
Pour la première (et dernière ?) de Stuart Pearce, c'est une sélection anglaise considérablement rajeunie qui s'est inclinée à Wembley face aux Pays-Bas (2-3). A trois mois de l'Euro, qu'elle débutera face à la France, la Three Lions a autant de raisons de positiver que de douter.

Il s'est assis sur le banc de l'Angleterre pour la première fois. Peut-être aussi pour la dernière. Mais Stuart Pearce ne s'en offusque pas. De son propre aveu, il n'est "pas candidat sur le long terme" pour succéder définitivement à Fabio Capello. Ça tombe bien : la dernière sortie de la Three Lions, mercredi, à Wembley, ne plaide pas en sa faveur. Quoique... A y regarder de plus près, cette défaite face aux Pays-Bas (2-3) est autant porteuse d'espoirs que source d'inquiétudes. L'espoir, c'est, dixit Pearce, "cette belle réaction". Jusqu'à la 85e minute, l'Angleterre comptait deux buts de retard sur les vice-champions du monde. Jusqu'à ce que Gary Cahill et Ashley Young remettent de l'ordre dans la maison. "On a vu ce que ces jeunes joueurs avaient dans le ventre, et c’était le but de ce match, retient Pearce. Nous avons beaucoup appris."

L'inquiétude ? "On a sans doute montré un peu trop de naïveté, déplore Pearce. Nous sommes très déçus d’avoir laissé filer le match nul." Car dans la foulée du but égalisateur, la jeune garde anglaise a cédé sous le poids d'un talent individuel : celui d'Arjen Robben. A cet instant précis, le sélectionneur par intérim a dû regretter les absences de ses cadres. Sans John Terry (blessé au genou), sans Ashley Cole (sur le banc) et sans Wayne Rooney (virus), ces Anglais manquaient clairement d'expérience. Et si les deux défenseurs de Chelsea seront d'attaque à l'heure d'entamer l'Euro, le 11 juin, contre la France, l'attaquant de Manchester United, lui, sera suspendu pour les deux premières rencontres. Stuart Pearce ne se projette pas aussi loin.

Parker galvanisé par le brassard

Mais l'opération rajeunissement entamée mercredi servira forcément dans trois mois. Face aux Pays-Bas, cinq des titulaires avaient 24 ans ou moins. Neuf affichaient moins de 20 sélections au coup d’envoi. Smalling, Cahill, Baines et Welbeck n'en comptaient même pas une dizaine. Au milieu de cette jeunesse inexpérimentée, Gareth Barry (52 capes) et Steven Gerrard (90) passaient presque pour des dinosaures. La sortie prématurée du milieu de terrain de Liverpool, remplacé à la demi-heure de jeu par Daniel Sturridge, aurait pu laisser un vide dans l'entrejeu. Galvanisé par un brassard que convoitait Gerrard, Scott Parker l'a comblé avec l'autorité et la fougue d'un jeunot. Lui le trentenaire, qui n'a connu que douze sélections en huit ans.

Derrière, Micah Richards (23 ans) a confirmé qu'il était un vrai postulant sur le flanc droit. Dans l'axe, Chris Smalling (22 ans), remplacé par Phil Jones (64e), et Gary Cahill (26 ans), montent en puissance mais manquent encore clairement de vécu. Et devant, les solutions de rechange ne sautent pas aux yeux.  Sur ce qu'ils ont montré mercredi, Welbeck (21 ans), Sturridge (22 ans) et Campbell (24 ans) n'ont pas encore les épaules suffisamment larges pour endosser le costume de buteur. Bref, le futur sélectionneur a du pain sur la planche. Qu'il s'appelle Stuart Pearce ou Harry Redknapp. En attendant la probable intronisation du manager de Tottenham, le sélectionneur des Espoirs reste au service de la nation. "Je pense que la FA va trouver quelqu’un. Mais si elle a besoin de moi pour l’Euro, je suis là." Le message est passé.