Il était temps. Samedi, l'OM a enfin gagné un match amical. Le premier, mais aussi le dernier de sa préparation estivale. A Thonon-les-Bains, les Marseillais sont venus à bout d'Evian thonon-Gaillard (1-2). Un succès qu'ils doivent à la fratrie Ayew. André, de la tête, et Jordan, sur un penalty accordé à Mathieu Valbuena, ont signé les deux buts olympiens. Et regonflé le moral des troupes. Ça tombe bien : dès jeudi prochain, les choses sérieuses commencent. L'OM fera ses débuts en Ligue Europa, face aux Turcs d'Eskisehirspor.
Dominateurs dans le premier quart d'heure, les Marseillais ont pourtant été surpris par la vitesse Khlifa. Couvert par Fanni, l'attaquant haut-savoyard a pris vitesse Morel et Mbia de vitesse, pour ajuster Mandanda (1-1,25e). La défense olympienne est toujours en rodage : elle aura craqué au moins une fois à chacune de ses cinq rencontres de préparation. André-Pierre Gignac, lui, n'a toujours pas marqué. A trois reprises, l'attaquant phocéen a buté sur Bertrand Laquait (36e, 37e et 51e). Mais il s'est encore beaucoup dépensé. Avant de céder sa place à Jordan Ayew à la 69e. Le petit frère d'Andre a profité d'un penalty, consécutif à un accrochage de Cambon sur Valbuena, pour débloquer son compteur. A voir la joie manifestée par le Ghanéen, ce but lui a fait un bien fou.
En revanche, Morgan Amalfitano n'a pas affiché le même enthousiasme lorsqu'il a cédé sa place dans les dernières minutes. Frustré, l'ancien Lorientais n'a pas la serré la main de Florian Raspentino et a jeté son protège-tibias de rage. "Tout cela part de l'envie de jouer, de faire plus, a dédramatisé Baup. Morgan s'investit beaucoup. Il a joué tous les matchs de préparation. On est dans une période où tout le monde veut donner le meilleur de lui-même."
Plutôt que de s'attarder sur l'incident, l'entraîneur phocéen préfère souligner que son équipe a eu "huit occasions franches". "Cela correspond à notre idée de faire du jeu. Même si parfois j'aurais aimé qu'on lâche un peu plus vite le ballon, a-t-il insisté à chaud, sur Canal+ Sport. "On a senti peser la lourdeur du travail pendant une demi-heure. Mais plus on va avancer, plus on aura de l'explosivité, et ce qui nous manque actuellement. Dans une semaine, ça ira mieux."
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AFP
























