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Mercato - Le Barça l'a mauvaise : Liverpool voulait 200 millions pour Coutinho

Le Barça l'a mauvaise : Liverpool voulait 200 millions pour Coutinho
Par AFP

Le 02/09/2017 à 15:37Mis à jour Le 02/09/2017 à 16:33

MERCATO - Le FC Barcelone, dont le mercato d'été a été plombé par le départ de Neymar, s'est défendu samedi en critiquant un marché des transferts "inflationniste" et a expliqué avoir renoncé au Brésilien Philippe Coutinho pour lequel Liverpool réclamait un prix "exorbitant" : 200 millions d'euros.

"Hier, aux dernières heures (du mercato), après des semaines de négociations et de conversations, Liverpool a fixé un prix pour un joueur qui nous intéressait sportivement (Coutinho, ndlr). Un prix de 200 millions d'euros", a déclaré Albert Soler, directeur des sections sportives professionnelles, lors d'une présentation à la presse du bilan du mercato.

"Logiquement, nous avons décidé de ne pas donner suite. (...) Nous n'allons pas entrer dans le jeu d'un marché inflationniste. Nous ne savons pas si ce marché a perdu le nord, mais en tout cas il a changé", a-t-il expliqué.

" Nous avons rencontré des situations invraisemblables"

Le Barça a été profondément ébranlé par le départ inopiné du Brésilien Neymar au PSG début août, en échange du versement de sa clause libératoire estimée à 222 millions d'euros. Et le club catalan, qui a tenté en vain d'attirer Coutinho puis l'Argentin Angel Di Maria (PSG) vendredi soir, juste avant la clôture du marché en Espagne, s'est heurté aux exigences financières de ses interlocuteurs. Selon Soler, Paris réclamait 70 millions d'euros pour Di Maria.

"Il y a des lignes qu'en tant que club, on ne peut pas franchir. Quand on est allé sur le marché et que les clubs savaient qu'on a beaucoup d'argent, leurs demandes étaient exorbitantes. Nous avons rencontré dans certains cas des situations invraisemblables", a poursuivi Soler.

" Les Etats, fonds d'investissements et multimillionaires sont désormais les agents principaux du football"

Au passage, le dirigeant a vivement critiqué les nouveaux riches du football européen, ciblant en filigrane des clubs comme le PSG ou Manchester City. Et il s'est réjoui que l'UEFA ait annoncé vendredi l'ouverture d'une enquête visant le PSG dans le cadre du fair-play financier.

"Les clubs traditionnels ne sont plus les agents principaux du football, ce sont désormais des Etats, des fonds d'investissements, des multimillionaires. Tout a changé, les règles du jeu ont changé", a-t-il déploré. "Pour nous, la Fifa, l'UEFA et tous les organismes internationaux du football doivent effectuer une profonde réflexion sur ce sujet."

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