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Mondial 2022 Qatar - Platini : "Je ne regrette rien du tout"
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Publié 05/06/2014 à 13:42 GMT+2
Le président de l’UEFA Michel Platini, mis en cause dans le cadre de l’attribution de la Coupe du Monde 2022 au Qatar, se défend de toute corruption dans un entretien accordé à l’Equipe.
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Cette fois, Michel Platini prend la parole directement. C’était devenu nécessaire, avec les différents feux allumés par la presse britannique depuis le week-end dernier, mêlant le président de l’UEFA aux affaires de corruption qui entourent l’attribution au Qatar du Mondial 2022. Après un communiqué envoyé mercredi à l’AFP, "Platoche" répond donc aux questions de L’Equipe. Un entretien téléphonique d’une heure au cours duquel l’ancien numéro 10 des Bleus se retrouve sur la défensive, contraint de répondre point par point aux accusations qui l’entourent. Pour Michel Platini, il s’agit là d’intrigues internes à la Fifa, directement liées à l’incertitude entourant son éventuelle candidature à la présidence de l’instance internationale.
Ce qu’il n’avait jamais dit
Sepp Blatter regrette l’attribution de la Coupe du monde au Qatar, Michel Platini reste lui ferme sur son choix. S’il réfute toute accusation de corruption, le patron de l’UEFA revendique une nouvelle fois sa transparence, celle d’un vice-président de la Fifa qui a déclaré publiquement avoir voté pour le Qatar. Platini assume. Et se déclare favorable à un nouveau vote si des irrégularités étaient confirmées.
"Je ne regrette rien du tout. Je pense que c’était le bon choix pour la FIFA et pour le football mondial. Mais si les affaires de corruptions sont prouvées, il faudra un nouveau vote et des sanctions."
Platini n’est pas le seul mis en cause dans cette affaire et la Fifa doit elle aussi réagir. Le vice-président Jim Boyce s’est également déclaré favorable à un revote: "En tant que membre du comité exécutif, je ne verrais aucun problème à revoter si une telle recommandation était faite". Les grands ordonnateurs du football mondial ont diligenté une enquête menée par la Chambre d’investigation de la commission d’éthique. Son président rencontre ces jours-ci une délégation du comité d’organisation du Qatar afin de faire la lumière sur les accusations de corruption. Pendant ce temps, la Fédération australienne se tient déjà prête à reprendre le flambeau. Le Japon, les Etats-Unis et la République de Corée, autres candidats malheureux, pourraient également rentrer à nouveau dans la danse.
Les phrases à retenir
L’instant drôle
Quand Michel Platini reconnaît que, oui, quand même, on a essayé de lui faire passer des messages à travers une sorte de blind date dont il n’était pas au courant…
Où lire l’entretien en intégralité
L'Equipe a publié sur son site internet un extrait de cette interview, à retrouver en intégralité en page 13 de l'édition du jeudi 5 juin du quotidien sportif vendue en kiosque ou en ligne.
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