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On a testé PES 2018, et il a tout pour revenir au sommet

On a testé PES 2018, et il a tout pour revenir au sommet

Le 30/06/2017 à 18:55Mis à jour Le 30/06/2017 à 19:40

JEUX VIDEO – OM – PSG, Barça – Real, Milan – Inter... Le football est souvent une histoire du duels marquants. Tous les ans, c’est aussi l’heure du sempiternel match entre les deux plus grosses franchises vidéoludiques mettant le ballon rond à l’honneur, FIFA et PES. Souvent à la traîne ces dernières années, la franchise de Konami a tout repris à zéro pour son opus 2018. Et grand bien lui en fait.

Selon la formule consacrée, l’amour dure trois ans (paraît-il). Trois ans, c’est aussi le temps qu’ont pris les équipes du studio Konami pour repenser de A à Z leur mythique jeu de football Pro Evolution Soccer. Depuis plusieurs années déjà, PES a pris un sacré coup dans l’aile vis-à-vis de son rival de toujours FIFA, la série d’Electronic Arts. Avec le passage à l’actuelle génération de consoles, la franchise tombée dans des abymes commerciales avait montré qu’elle n’était pas pour autant enterrée, avec quelques progrès. Pour ce millésime 2018, elle veut même prouver qu’elle est plus vivante que jamais. S’il est trop tôt pour savoir si la passion des gamers pour PES est de retour, tous les ingrédients sont réunis pour renouer une idylle en pause amoureuse depuis une décennie.

Réunis au Stade de France pour l’étape parisienne de son PES World Tour, tous les observateurs se sont accordés pour l’affirmer, ce PES 2018 marque un nouveau cap dans l’histoire de la franchise. Entièrement reconstruit pour répondre aux demandes des joueurs - et à la concurrence -, le jeu justifie amplement le terme de "simulation de football". Oubliez les lévriers capables d’enchaîner les accélérations jusqu’à plus soif, les acrobates en chewing-gum qui enchaînaient dribbles après dribbles pour marquer. PES revient aux racines de ce qu’est un jeu vidéo de foot, en pensant d’abord au sport avant le joystick droit.

Human after all

Le rythme, plus lent que sur la version 2017, se rapproche bien plus de ce que l’on voit sur les pelouses du monde entier. Avec une nouvelle physique des joueurs, la sensation de contrôler un corps humain est omniprésente. Protection dos au but, contacts, conduite du ballon, utilisation du mauvais pied… le jeu de possession est des plus fidèles et c'est assez jouissif. Il met surtout en avant les qualités de tous les protagonistes, de quoi redonner ses lettres de noblesses à des joueurs comme Marco Verratti ou Ivan Rakitic, moins physiques et rapides mais aux fondamentaux de jeu impeccables. La physique du ballon est toujours à la hauteur des standards PES, ajoutant à la bouffée d’air frais du gameplay.

La protection de balle de Roberto Firmino dans PES 2018

La protection de balle de Roberto Firmino dans PES 2018Other Agency

La prise en main est efficace sans non plus se montrer trop gentille. PES 2018 rentre dans la catégorie des jeux faciles à jouer mais difficiles à maîtriser et on se laisse facilement prendre à l’envie de commencer un nouveau match pour tenter de nouvelles choses. Les graphismes, sans être une claque absolue, y contribuent aussi, surtout dans les stades des clubs partenaires de Konami. Passer dans le tunnel d’Anfield ou devant le mur jaune du Signal Iduna Park donne quelques petits frissons.

Des promesses qui n'attendent qu'à être confirmées

Mention spéciale également à la modélisation des émotions des joueurs, particulièrement accentuées cette année. Ne soyez donc pas surpris de voir un de vos joueurs frapper le gazon de frustration si vous ne lui avez pas servi la balle ou l’arbitre vous signaler que c’est votre deuxième faute et que vous n’échapperez pas au carton jaune cette fois.

La joie de Marco Reus et d'Ousmane Dembélé dans PES 2018

La joie de Marco Reus et d'Ousmane Dembélé dans PES 2018Other Agency

Les quelques bugs et autres détails moins flatteurs (gestion visuelle de la météo, lobs trop faciles, présentation aux couleurs un peu criardes) empêchent peut-être un sans-faute dès la première impression mais pas de quoi bouder notre plaisir. Il ne reste plus à Konami qu’à confirmer ces belles promesses avec le détail des modes de jeu et autres exclusivités, ce qui devrait intervenir dans les prochaines semaines. Le 3 contre 3 online, présent dès cette version d’essai, laisse déjà augurer de belles joutes entre amis, la dose de fun en plus. Vite, la suite !

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