Le moral à zéro

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Arsenal et Chelsea, malheureux en Ligue des Champions, croisent le fer dimanche lors de la 36e journée de Premier League. Gunners, quatrièmes, et Blues, troisièmes, n'ont plus grand chose à perdre ni à gagner cette saison. Surtout, les hommes de Wenger et ceux d'Hiddink n'ont pas vraiment le moral.

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Londres a le blues. Centre de l'Europe en milieu de semaine puisque ville hôte des deux demi-finales retour de la Ligue des Champions, la capitale anglaise n'aura aucun représentant en finale, le 27 mai prochain à Rome. Ni Arsenal, ni Chelsea n'ont réussi à passer le cap. Dimanche à l'Emirates, les deux malheureux des demies se retrouvent à l'occasion de la 36e journée de Premier League. Histoire de ruminer ensemble. Ou de s'inventer un match pour la troisième place de la C1...
Pour le reste, cet Arsenal - Chelsea, remake de la demi-finale de Coupe d'Angleterre remportée par les Blues (2-1), n'a pas l'enjeu qu'on peut espérer d'une telle affiche. Troisième, Chelsea n'a quasiment plus aucune chance de revenir sur la tête de la Premier League. Et ne risque pas grand chose puisque les Gunners (4e) pointent à six longueurs (avec une différence des buts défavorable). Ces derniers sont cependant assurés de disputer le tour préliminaire de la Ligue des Champions l'an prochain. Arsène Wenger et Guus Hiddink vont donc avoir du pain sur la planche pour motiver leurs troupes.
"Eux étaient qualifiés..."
Après avoir digéré l'élimination des siens, sa "plus grosse déception", le manager alsacien s'est remis au travail. Wenger a déjà annoncé qu'il achèterait un ou deux joueurs expérimentés à l'intersaison. Il a également remis certains de ses joueurs, ceux qui réclamaient du renfort, à leur place ("Je crois qu'il faut prendre du recul avec les prises de position des joueurs. Ils ne sont ni managers, ni entraîneurs. Ils sont responsables de leurs performances sur le terrain et n'ont pas à donner un avis général sur l'équipe"). Désormais, l'ancien de Nagoya Grampus Eight va tenter de redonner le sourire à ses hommes. "Les remotiver, ce n'est pas difficile, lance Wenger. Ce qui est compliqué, c'est de retrouver du plaisir et de la joie. Cela dit, cette équipe vit bien et s'entraîne bien. Les joueurs sont très déçus mais ils continuent à faire les efforts à l'entraînement."
Si les Gunners ont perdu le sourire, que dire des Blues ? Cruellement éliminés par Barcelone mercredi, ces derniers sont peut-être encore plus touchés par le spleen que leurs voisins du nord de Londres. C'est en tout cas ce que croit Arsène Wenger : "Eux étaient qualifiés... Nous ne l'avons jamais été tout au long des 180 minutes. Pas une seule seconde." L'Alsacien n'a pas tort.
Du côté de Stamford Bridge, les discussions ne tournent qu'autour de cette élimination cruelle face au Barça. Et d'un après-match qui risque de laisser des traces. Personne n'a oublié l'explosion de colère de Didier Drogba et son "C'est une p... de honte" lancé à la caméra de télévision qui le suivait pas à pas. L'Ivoirien a d'ailleurs éclipsé tous les autres sujets dans la presse anglaise et risque une lourde sanction de la part de l'UEFA (6 matches de suspension). Bref, le sujet Arsenal n'a pas vraiment monopolisé l'attention. Inimaginable en temps normal. Cette fois, c'est sûr : Londres a vraiment le blues.
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