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Giresse : "Un piège"
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Publié 02/09/2006 à 10:30 GMT+2
Alain Giresse, sélectionneur de la Géorgie entre mars 2004 et juillet 2005, livre son analyse sur l'adversaire des Bleus. Il invite la France à se méfier du "piège" face à une équipe technique mais estime qu'elle ne doit pas redouter un "traquenard" à Tbi
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ALAIN GIRESSE, le match gagné par les Bleus en Bosnie (2-1) il y a deux semaines était-il un avant-got de ce qui les attend en Géorgie samedi ?
A.G. : On m'a dit qu'il y avait eu un peu de violence. Là, je ne pense pas qu'il y en aura. Les joueurs géorgiens ne sont pas des joueurs agressifs. Je serais très surpris si ça se produisait parce que je ne les reconnaîtrais pas. Ils ne sont pas dans ce registre-là. Leur jeu n'utilise pas des arguments athlétiques. Leur jeu à eux, c'est d'avoir le ballon. Ce sont plus des joueurs latins, pas comme l'Ukraine, par exemple, qui a un jeu beaucoup plus physique et direct. D'ailleurs, contre l'Ukraine, on avait fait un très bon match et on avait eu le monopole du ballon. Il ne faut donc a priori pas s'attendre à de grands ballons devant.
En l'absence de Kaladze, quels sont les joueurs géorgiens à surveiller ?
A.G. : Il y a Levan Kobiashvili, le milieu de Schalke 04. Il y a aussi l'attaquant Shota Arveladze (AZ Alkmaar), qui a de bonnes qualités de la tête, et Alexander Iashvili (Fribourg)... Ce sont les joueurs les plus marquants actuellement, et depuis un petit moment parce que l'effectif n'a pas été beaucoup renouvelé. Arveladze (33 ans), par exemple, est plus près de la sortie que du début même s'il reste un joueur adroit devant le but. C'est un chasseur de but. Il ne joue pas sur son physique, mais sur son flair et son placement.
On annonce une ambiance très chaude dans un stade à guichets fermés (près de 60.000 spectateurs). Les Français ont-il quelque chose à redouter de ce match ?
A.G. : Il y a toujours un danger parce que, pour la France, ce n'est pas forcément facile de se plonger dans un match comme celui-là, et l'équipe adverse a une motivation et une concentration particulière qui peut gêner. Mais, bon, ce n'est pas un stade plein qui va faire sourciller l'équipe de France, quand même. Cela me fait sourire quand j'entends ça. Ce n'est pas ça qui va faire la différence. Mais c'est vrai que, comme toutes les équipes renommées, la France a plus à perdre qu'à gagner sur ce genre de matches. On est dans un scénario connu, mais ce n'est pas un traquenard comme certains pourraient l'imaginer. Un piège, oui. Un traquenard, non !
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