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Un match à trois
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Publié 15/10/2007 à 09:05 GMT+2
Ecosse, Italie, France : trois sélections pour deux places qualificatives à l'Euro 2008. L'Ukraine est désormais hors course. Dans un groupe B où les champions du monde italiens sont devenus outsiders et les Ecossais favoris, la France, quant à elle, a en
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Quelles conclusions tirer de ce week-end de qualifications dans le groupe B ? Un fait intangible, une vérité au milieu d'une foule d'incertitudes : l'Ukraine est hors course. Défaits à Glasgow (3-1), les coéquipiers de Shevchenko n'iront pas à l'Euro. Conséquence logique : alors qu'il reste deux journées à disputer, la qualification se jouera entre trois nations. L'Ecosse, l'Italie et la France. Seule certitude, les formations qui gagneront leurs deux derniers matches seront qualifiées. Dans le cas contraire, l'issue est soumise à de nombreuses hypothèses.
Honneur au leader. En tête à la surprise générale, les Ecossais sont dans une position plus que favorable. Tout sauf un hasard. Compacts et homogènes au Parc des Princes face aux Bleus (0-1), les hommes de McLeish ont présenté un tout autre visage à domicile. Conquérants et sûrs de leur fait pour une victoire sans souci face à l'Ukraine (3-1) : "Cette victoire est un pas immense pour nous", se réjouissait le sélectionneur de la Tartan Army. Le collectif écossais recèle de quelques individualités qui peuvent expliquer ce bon parcours (8 victoires pour 2 défaites). Un portier, Craig Gordon, brillant dont les talents trouvent écho dans le montant de son transfert cet été (de Heart of Midlothian à Sunderland pour 13,5 millions d'euros), le plus élevé pour un gardien de but en Premiership. Un maître à jouer Barry Fergusson, cerveau et inspirateur du onze écossais. Et la nouvelle coqueluche, McFadden, bourreau des Bleus qui a récidivé face à l'Ukraine. Trois atouts pour démontrer que cette équipe-là est à prendre au sérieux au-delà du cliché de la formation qui n'a que son physique à opposer. Résultat : pour la première fois depuis 1948, l'Ecosse a aligné six succès d'affilée. Pour autant, les Britanniques ne sont pas assurés de disputer l'Euro. Il leur faudra battre l'Italie ou vaincre la Géorgie et ne pas perdre contre les Transalpins. Pas insurmontable pour ceux qui s'affichent, désormais, comme les candidats numéro 1 à la qualification.
La Squadra en sursis
Des champions du monde devenus outsiders. Le groupe B n'en est plus à un paradoxe près. Malgré sa victoire samedi face à la Géorgie (2-0), malgré sa deuxième place, l'Italie n'a plus le droit à l'erreur. La Squadra Azzurra jouera son avenir continental en Ecosse. Une victoire et les Transalpins sont quasiment assurés de se qualifier (voir par ailleurs), un faux pas et l'Italie pourra longtemps regretter ses nuls concédés à domicile face à la France (0-0) mais surtout face à la Lituanie (1-1). Le sacre mondial fut difficile à digérer pour les hommes de Donadoni, la réaction s'est fait attendre. Des blessés nombreux, des retraites internationales prématurées (Totti, Nesta), l'Italie a accumulé les soucis hors du terrain. Et la Squadra fut bien souvent la pâle copie de cette équipe conquérante et combative sacrée à Berlin le 9 juillet 2006. 17 novembre 2007, autre date mais enjeu là-aussi primordial. Les Italiens seront contraints de s'imposer lors de la "finale" du groupe à Glasgow : " Notre situation se complique pour la qualification", commentait Donadoni à l'issue des résultats de samedi. "Ce sera un beau match à jouer à Glasgow, dans ce stade et devant ce public impressionnant. On montrera que l'Italie est l'Italie." Espérons pour eux que les Azzurri auront un peu plus que leur réputation et leur statut à opposer.
Au-delà du succès attendu aux Iles Féroé (0-6), la meilleure nouvelle pour les Bleus, à l'issue des matches de samedi, est la fin des espoirs ukrainiens dans la course à la qualification. Les deux prochains adversaires des Français n'auront donc plus rien à jouer. A commencer par la Lituanie mercredi, une rencontre qui pourrait permettre aux Tricolores de dérober la deuxième place qualificative à l'Italie. Avant le match contre les Féroé, Domenech prévenait : "Tous nos adversaires s'appellent trois points. On a neuf points à prendre pour être qualifiés. Et c'est notre seule pression." Les choses ont le mérite d'être claires. Côté français, il ne faudra pas forcément sortir les calculettes. Deux victoires face à la Lituanie et en Ukraine permettraient aux hommes de Domenech de valider leur billet pour l'Euro. Face à l'Ecosse, les Bleus ont grillé leur joker, ils savent dorénavant ce qu'il leur reste à faire.
LA FRANCE QUALIFIEE EN CAS DE :
-deux victoires-une victoire et un nul alors que l'Italie gagne un match et perd l'autre-un nul et l'Italie perd ses deux matches
L'ECOSSE QUALIFIEE EN CAS DE :
-victoire face à l'Italie-victoire face à la Géorgie et nul face à l'Italie-victoire face à la Géorgie alors que la France ne gagne qu'un seul de ses deux matches-deux matches nuls alors que la France ne gagne qu'un seul de ses deux matches
L'ITALIE QUALIFIEE EN CAS DE :
-victoire face à l'Ecosse et nul ou victoire face aux Iles Féroé-deux matches nuls alors que l'Ecosse ne gagne pas contre la Géorgie -deux défaites de la France
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