Le verdict est tombé. Et il risque de faire grand bruit en Italie. Vendredi, Antonio Conte, l'entraîneur de la Juventus Turin, a été condamné à dix mois de suspension par la Commission disciplinaire pour son implication dans le scandale des matches truqués du Calcioscommesse. C'est ce que rapporte l'agence Ansa. Lors de la saison 2010-2011,
Conte avait omis de dénoncer aux autorités des matches truqués (Novare-Sienne et Albino Leffe-Sienne). Le procureur fédéral de la Commission disciplinaire, Stefano Palazzi, avait requis quinze mois de suspension contre l'ancien coach de Sienne. Et autant envers son adjoint, Angelo Alessio, finalement suspendu huit mois.
Bonucci et Pepe épargnés
Accusé de délit sportif, Leonardo Bonucci a en revanche été relaxé. Soupçonné d'avoir participé au trucage du match Udinese-Bari en mai 2010, le défenseur international de la Vieille Dame risquait trois ans et six mois de suspension. Lui qui a, en avril dernier, prolongé jusqu'en 2017 avec la Juve. Son coéquipier Simone Pepe, soupçonné d'avoir omis de signaler ce délit aux autorités compétentes concernant ce même match et contre lequel était requis un an de suspension, a également été relaxé.
Le scandale du Calcioscommesse concerne des joueurs soupçonnés d'avoir été corrompus par des parieurs clandestins voulant gagner à coup sûr. Il a entraîné plusieurs enquêtes et des arrestations de joueurs, dont certains de premier plan, comme Stefano Mauri, le capitaine de la Lazio Rome. Depuis un an, les vagues d'arrestations donnent l'image désastreuse d'un football italien déjà frappé par le "Calciopoli" en 2006. Ce scandale de matches arrangés avait privé la Juventus de deux Scudetti.



Reuters
























