Top 9 des fautes les plus improbables de l’histoire

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L’arbitre a beau être là pour faire appliquer le règlement, les textes n’ont pas forcément tout prévu. Fernando Torres l'a prouvé la semaine dernière avec son doigt dans le nez de Vertonghen. Top 9 des fautes les plus improbables du football.

Crédit: Getty Images

Torres, les doigts dans le nez

Le nom de cette faute : L’arrache-joue
Les faits : Titulaire face à Tottenham lors de la sixième journée de Premier League (1-1), Fernando Torres a fait des siennes, mais pas dans le registre où Mourinho l’attendait. L’Espagnol a joué les garnements avec son garde du corps, Jan Vertonghen, le griffant au visage avec un joli pouce dans le nez en prime. Le tout avec le sourire : El Nino a su garder son âme d’enfant.
La sanction : l’arbitre, qui n’a vu qu’une partie de la scène, sortira le jaune et pas de suspension par la suite. Pas cher payé.

Marquage à la culotte

Le nom de la faute : Le déculottage
Les faits : Victime de Torres, le joueur des Spurs sait aussi y faire dans la catégorie "faute sortie de nulle part", et l’a prouvé face à Aston Villa, au quatrième tour de la Coupe de la Ligue. Alors que l’attaquant des Villans, Nicklas Helenius, lui fausse compagnie dans la surface, le Belge se fend d’un tirage de short d’une rare indiscrétion. Si le slip blanc d’Helenius semble une preuve irréfutable de cet acte d’antijeu, l’arbitre préférera fermer les yeux. Trop pudique ?
La sanction : aucune. Pas de faute, pas de carton, pas de penalty... et un tir dans les nuages à la clé.

Bien essayé

Le nom de la faute : L'auto-déculottage
Les faits : Amis joueurs, n’allez pas croire qu’exhiber son slip sera systématiquement impuni. Mirko Vucinic l’a appris à ses dépens, après un but inscrit contre Pescara, en avril dernier. Le Monténégrin pensait contourner le règlement pour éviter le jaune traditionnel en cas de retrait de maillot, c’est raté. La loi 12 du football est formelle : pas de conduite inconvenante sur le terrain (enlever son maillot OU son short). Et l’arbitre ne s’y est pas trompé...
La sanction : Carton jaune, et on se rhabille. Déçu par le spectacle, peut-être.

Alors, ça mord ?

Le nom de la faute : La morsure. Plus connue sous le nom de : "la Suarez".
Les faits : Si Vucinic a pris jaune pour son exubérance, Luis Suarez est passé entre les gouttes - dans un premier temps - la saison dernière pour une faute autrement plus grossière lors d’un match face à Chelsea. Echaudé par le marquage serré de Branislav Ivanovic, l’Uruguayen l’a violemment mordu au biceps, sans que l’arbitre assiste à la scène. Il avait faim de buts, il paraît, et s’est consolé comme il a pu.
La sanction : rien sur le coup, mais dix matches de suspension a posteriori. Ça fait cher le quatre heures.

Bon baiser de Nice

Le nom de cette faute : "le bisou"
Les faits : Le même week-end que Suarez, Renato Civelli a préféré employer la méthode douce face à Ibrahimovic, dans une rencontre entre Nice et le PSG. En plein élan d’intimidation, les deux hommes sont au corps à corps, et l’Argentin en profite pour embrasser Zlatan dans le cou. Réaction du Suédois ? Il le repousse violemment et regarde en direction de l’arbitre, stupéfait. Réaction de l’arbitre, qui n’a pas vu le début de la scène ? Aucune. Et on imagine mal Ibra se plaindre auprès de lui : "Monsieur, il m’a fait un bisou!"
La sanction : Un peu de sueur sur les lèvres.

"Ça va, je ne te dérange pas ?"

Le nom de la faute : Le "palpé-déroulé"
Les faits : Civelli a légèrement abusé de Zlatan Ibrahimovic, mais que dire du Madrilène Michel et de sa conception très personnelle du marquage, comme a pu le constater Carlos Valderrama, lors de la saison 1991/1992? Le Colombien, alors joueur de Valladolid, n’en croit pas sa tignasse, mais Michel s’en tirera à bon compte.
La sanction : Aucune de la part de l’arbitre puis une amende de 4 000€ pour la forme a posteriori. L’histoire ne dit pas s’il estime que ça valait le coup.

Iniguez, forte tête

Le nom de la faute : La kamikaze.
La faute : Des tacles à retardement, les arbitres en voient par dizaines. Mais avec la tête, ce n’est pas si fréquent. Le juge de la rencontre opposant l’Argentinos à Boca Junior, en septembre dernier, a pourtant dû prendre ses responsabilités après le geste insensé de Gaspar Iniguez, se sacrifiant pour stopper Cristian Erbes.
La sanction : carton jaune, et trois dents en moins. Il ne sera pas convoqué par la commission, mais n’échappera pas au dentiste.

Le doigt de la discorde

Le nom de la faute : le "bien joué mon pote"
Les faits : Mohammed Nosrati et Sheis Reezai, n’ont de leur côté pas enfreint les lois du jeu. Mais la Fédération iranienne a estimé que leur célébration un brin intime d’un but inscrit en 2011 contre Dalmash Gilan était plus qu’inappropriée. La sanction : "Nosrati et Rezaei ont été suspendus pour une durée indéterminée de toute activité liée au football pour avoir commis des actes immoraux", pouvait-on lire alors sur le site Internet de la télévision d’Etat après coup.
La sanction : Condamnation publique et 29.000 € d’amende. Bastian Schweinsteigger, pour un comportement similaire sur Thomas Muller en novembre 2010, s’en était tiré avec... un bon fou rire.

"De quoi je me mêle ?"

Le nom de la faute : Le "lasso"
Les faits : Direction l’Eredivisie pour l’Oscar du carton rouge le plus injuste. Attribué à... Sanharib Malki ! Les lacets du Syrien, qui évolue au Roda JC, lui ont ainsi joué un bien vilain tour en janvier dernier en s’emmêlant avec ceux de Mike van Duinen, évoluant à La Haye. Alors que les deux hommes tentent de se dégager de ce méli-mélo totalement involontaire, van Duinen finit par s’effondrer.
La sanction : L’arbitre - loin de se douter de ce qui se trame - ne s’embarrasse pas à écouter les explications de l’infortuné Malki, et encore moins à se remémorer ce que prévoient les lois du jeu en cas d’agression par chaussures interposées. Rouge direct. Moralité : mieux vaut montrer son slip qu’avoir les lacets défaits.
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